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ENCADREMENT DES JEUNES
1931 : un patronage laïque municipal entre en fonction au parc Larousse

Alors que depuis 1900, existait un service paramunicipal sous la forme associative qui subventionnait des associations pour l’encadrement socio-éducatif de la jeunesse, la municipalité décide de créer en 1931 un patronage laïque municipal, sur la demande des familles, afin que les enfants dont les parents travaillent soient gardés en dehors des heures de classe avec comme objectif d’apprendre aux enfants à vivre ensemble. Des activités en non mixité et différentes pour les filles et les garçons.

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Alors que depuis 1900, existait un service paramunicipal sous la forme associative qui subventionnait des associations pour l’encadrement socio-éducatif de la jeunesse, la municipalité décide de créer en 1931 un patronage laïque municipal, sur la demande des familles, afin que les enfants dont les parents travaillent soient gardés en dehors des heures de classe avec comme objectif d’apprendre aux enfants à vivre ensemble. Des activités en non mixité et différentes pour les filles et les garçons.

Dans sa délibération du 12 novembre 1931, le Conseil Municipal définit concrètement les objectifs visés par la création d’un patronage laïque municipal (1). Il s’agit précise la délibération « de soustraire l’enfant à la rue et à ses mauvais exemples, de combattre dans une certaine mesure, la maladie et l’ignorance. La Municipalité a estimé qu’il convenait de créer, sous forme d’un patronage municipal, un centre où les enfants seront assurés de trouver, en même temps que les principes d’une bonne éducation, de saines distractions et des exercices physiques soigneusement choisis pour faciliter leur développement normal... »

En 1932 un patronage est donc mis en place gratuitement pour les enfants de 6 à 13 ans, habitant la commune, dans des bâtiments possédés par la commune dans le Parc Larousse et libérés de ses quatre classes par la construction de l’école maternelle Jean-Jaurès.

On leur proposait selon leur genre un goûter, des jeux, diverses sorties.

Pour les filles : 1 heure de solfège et de chant par semaine, 2 heures de couture le 1er et troisième jeudis de chaque mois et 2 heures d’éducation physique les 2ème et 4ème jeudis.

Pour les garçons : 1 heure et demie d’éducation physique, le 1er et 3ème jeudis de chaque mois, trois quart d’heure de solfège et de chant par semaine, et seulement pour les plus grands piscine le 2ème et 4ème jeudis, sur autorisation des parents.

Pour les petits, filles et garçons : une demie heure de chant les 2ème et 4ème jeudi.

On le voit, comme à l’école, il n’est pas question de mixité. Les activités proposées aux enfants au sein de ce nouveau patronage étaient « sous le contrôle de la commission municipale », et se voulaient véhiculer les mêmes valeurs que l’école laïque et les bons principes affectés aux genres par la société d’avant-guerre. Du sport car il porte en lui la notion de santé et de force, mais aussi de droiture et donc de bonne moralité comme on disait à l’époque. Le chant et la musique car ils sont l’école de la rigueur. La couture pour les filles car elle représentait le travail et le soin du ménage.

On notera que les garçons n’avaient pas de programme de travail manuel, mais c’était la pratique de la natation qui devait valoriser leur potentiel physique. Le tout était pratiqué en groupe et, de ce fait, comme l’école de la République, participait à la mise en place d’une sociabilité, faite de solidarité et de fraternité. A noter que le patronage n’offrait pas d’instruction musicale, arts plutôt jugé comme individualité. Il s’agissait donc juste d’occuper les enfants et de leur apprendre à vivre ensemble, une éducation dans le prolongement de l’école.

Il faudra attendre la création en 1955 de la Maison de l’Enfance, qui va rompre avec les notions habituelles de patronage par la création d’animations diversifiées dirigées par une personnel qualifié dans différents domaines artistiques comme professeur de danse, de dessins, d’artisanats...

Sources Archives Municipales, Thèse « Les politiques culturelles de la municipalité de Malakoff de 1935 à 1977 » , par Aurélie Marteau. (2003)

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DOUCE MELANCOLIE
Les manèges enchanteurs

Les manèges forains, ces carrousels mécaniques multicolores sont bien connus de toutes les générations de Malakoffiots car ils sont présents dans la ville depuis plus de 60 ans et offrent une impression permanente de fête foraine. Longtemps présents dans les fêtes de printemps de la ville durant toute la première moitié 20ème siècle, l’attraction foraine s’est sédentarisée dans deux espaces fréquentés par les familles : la place du 11 novembre 1918 et le jardin public Léon Salagnac. Les manèges enchanteurs de Malakoff » traduisent la poésie singulière de ce lieu de socialisation qui fascine dès le plus jeune âge et qui donne aux adultes une belle sensation de nostalgie.

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Les manèges forains, ces carrousels mécaniques multicolores sont bien connus de toutes les générations de Malakoffiots car ils sont présents dans la ville depuis plus de 60 ans et offrent une impression permanente de fête foraine. Longtemps présents dans les fêtes de printemps de la ville durant toute la première moitié 20ème siècle, l’attraction foraine s’est sédentarisée dans deux espaces fréquentés par les familles : la place du 11 novembre 1918 et le jardin public Léon Salagnac. Les manèges enchanteurs de Malakoff » traduisent la poésie singulière de ce lieu de socialisation qui fascine dès le plus jeune âge et qui donne aux adultes une belle sensation de nostalgie.

Espace privilégié du bonheur enfantin, le manège est fortement enraciné dans l’inconscient collectif. Dans cet univers clos, l’enfant n’est pas spectateur mais acteur dans un petit monde emprunté à la vraie vie pendant que les adultes les observent, inversant les rôles.

D’un tour de manège tout devient possible pour la réalisation du rêve enfantin : être sur un cheval de bois, un vélo, une moto, piloter un bolide multicolore, conduire un avion ou un hélicoptère, s’imaginer pompier, se laisser emporter par le carrosse de Cendrillon, on peut rencontrer les héros préférés des dessins animés...Tout cela dans un décor de couleur, de lumière, de légendes et d’histoires enfantines.

Le manège de la place de l’Hôtel de Ville »Lady Pénélope » est présent une bonne partie de l’année depuis qu’il a quitté la place du 14 juillet dans les années 80. Pour plaire il a suivi les modes, s’est adapté au goût des générations successives : animaux et bolides rutilants, jeux de couleur et de lumière, musique, un manège au coeur de son temps.

Celui du Parc Léon Salagnac "Rêves d’enfants" est chez lui en permanence sous une structure en béton tout comme le petit théâtre de verdure et la piste de patins à roulette qui sont ses voisins. Pour lui un scénario classique, un peu figé dans le temps, désuet même, mais les enfants s’en moque. Le plaisir de tourner est plus fort que l’ancienneté des machines en modèle réduit.

Chez les forains installés à Malakoff, les manèges sont une histoire de famille qui dure depuis plusieurs décennies. Les anciens entrepreneurs forains ont passé récemment la main, mais avec leurs successeurs les enfants n’ont pas fini de tourner. .

Immortalisé en peinture par Isaac Antcher

Cette nostalgie du manège qui marquent les adultes à donné l’occasion a deux artistes d’exprimer l’univers féerique et fascinant du manège pour enfant.

Ainsi, le célèbre peintre Isaac Antcher, qui a vécu avec sa famille une partie de sa vie dans le HBM de la place du 14 juillet à Malakoff, a sauvé de l’oubli le vieux manège qui tournait inlassablement sur la place par une toile empreinte d’une belle poésie réalisée en 1950. Il en a fait cadeau à la ville de Malakoff. Il trône désormais en bonne place dans le bureau de la maire de Malakoff à l’Hôtel de Ville.

Le manège enchanté inventé rue Danicourt à Malakoff

Le manège, ce fut la passion de Serge Danot qui a conçu en 1964 dans son appartement de la rue Danicourt à Malakoff la série de marionnettes et l’univers plein de tendresse du « Manège enchanté » star des débuts de soirée de la télévision avec le chien Pollux, Margote, la vache Azalée, Ambroise l’escargot, Zébulon et son fameux « tournicoti tournicoton »...

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