SOMMAIRE :
Les activités

Un territoire


Le bâti


Le sacré


PARC SALAGNAC (1)
de la zone militaire à l’espace vert urbain

Dès la mise en œuvre des pourparlers du déclassement des zones de servitudes des forts détachés entourant les fortifications de Paris après la Première Guerre Mondiale, la Préfecture du Département de La Seine étudie les modalités d’acquisition à l’amiable de terrains notamment autour du fort de Vanves. La commune de Malakoff va y aménager un stade et un espace vert urbain.

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Dès la mise en œuvre des pourparlers du déclassement des zones de servitudes des forts détachés entourant les fortifications de Paris après la Première Guerre Mondiale, la Préfecture du Département de La Seine étudie les modalités d’acquisition à l’amiable de terrains notamment autour du fort de Vanves. La commune de Malakoff va y aménager un stade et un espace vert urbain.

Devant le Fort de Vanves la zone de servitude déclassée (Plan état en 1935)

En vertu de deux délibérations du 24 décembre 1929 et du 12 juillet 1933, le Département de la Seine se rend acquéreur de plusieurs parcelles d’une superficie totale de 34 000 mètres carrés situés sur la commune de Malakoff aux lieux-dits La Sablonnière et les Hauts-Nouzeaux.

Cette acquisition vise l’aménagement de l’ancienne zone de servitude du Fort de Vanves dans une opération comprise parmi les projets d’aménagement de la zone des ouvrages militaires de deuxième ligne des fortifications de Paris déclarée d’Utilité Publique par décret le 17 février 1927. Dans le cas relatif à l’aménagement du Fort de Vanves une trentaine de parcelles furent réservées à l’établissement d’espaces libres.

Préoccupé par un développement encadré du sud de la ville encore peu urbanisé, le Conseil Municipal de Malakoff adopte une délibération le 20 décembre 1937.

Cette délibération est approuvée le 6 décembre 1938, ce qui ouvre la voie à l’établissement d’une convention entre la Préfecture du Département de la Seine et monsieur Léon Piginnier, Maire, agissant au nom de la commune de Malakoff.

Le 16 janvier 1939 la convention est signée. Le Département de la Siene concède la jouissance à la ville de Malakoff des parcelles de terrains d’une superficie de 34 000 mètres carrés provenant de l’ancienne servitude du Fort de Vanves, face à son entrée principale. Cette convention ne rend pas la ville de Malakoff propriétaire du terrain qui reste au Département. Il est convenu que la commune « devra aménager les parcelles en espaces libres, c’est à dire soit en squares ou jardins publics, soit en terrain de jeux et les conserver indéfiniment à leur destination...Une partie de ces espaces libres pourra être concédée à titre gratuit ou onéreux à des Sociétés sportives... Pour constater les droits de propriété du Département de la Seine, la commune de Malakoff versera une redevance annuelle.. » .

Depuis la signature de cette convention en 1939 la ville de Malakoff a respecté ses engagements en aménageant le site couvert de maraîchages au début des années 1950 par la création du stade Marcel Cerdan, le Parc Léon Salagnac. Les deux équipements publics étant séparés par un vaste espace de jeux libres en terre battue. L’aménagement avait été retardé par la Seconde Guerre Mondiale et la faiblesse des ressources financières de la ville après la guerre et l’occupation. En 1951 est inauguré le stade Marcel Cerdan .

A sa création, c’est déjà un bel équipement sportif : un terrain d’honneur de 100m par 60m, une tribune non couverte, un terrain d’entraînement, un terrain de boules, une piste de course à pied en « cendrée » de 350m comprenant quatre couloirs et divers sautoirs... Le stade ne tarde pas à connaître de très beaux évènements.. En 1952, l’équipe de Hongrie qui vient d’être vainqueur olympique rencontre les joueurs de Malakoff. 10.000 spectateurs payent leur place pour un match record inégalé.

A l’opposé du stade est crée un grand parc qui manquait dans cette partie de Malakoff en pleine urbanisation. Il est lui aussi inauguré en 1951. Planté et arboré il est conçu par le paysagiste Maurice Villette. Il comprend une vaste aire de jeux pour les enfants, un complexe architectural, culturel et récréatif en béton blanc qui regroupe un théâtre de verdure, un kiosque à musique et un passage couvert les reliant entre eux. En 1955 est creusé un petit lac avec son île aux cygnes et une fontaine-sculpture commandée à l’artiste Gilbert Privat. En 1964 on donne au parc le nom de Léon Salagnac, ancien Maire de Malakoff, à la suite de son décès.

En 2021 le Département des Haut-de-Seine est toujours propriétaire du terrain et la ville de Malakoff en jouissance assurant l’entretien et l’embellissement du parc.

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Sources : Archives Départementales 92/Archives Municipales

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PARC SALAGNAC (2)
Le grand espace vert de Malakoff (1951)

Le plus grand parc de Malakoff créé en 1951 sur les anciens glacis du Fort de Vanves est l’un des poumons vert de la ville. Il offre à la population un bel espace urbain végétalisé avec des arbres remarquables, un petit lac, un théâtre de verdure, et une importante aire de jeux pour les enfants. Un lieu à part, propice à la nostalgie, aux souvenirs d’enfance et à la détente.

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Le plus grand parc de Malakoff créé en 1951 sur les anciens glacis du Fort de Vanves est l’un des poumons vert de la ville. Il offre à la population un bel espace urbain végétalisé avec des arbres remarquables, un petit lac, un théâtre de verdure, et une importante aire de jeux pour les enfants. Un lieu à part, propice à la nostalgie, aux souvenirs d’enfance et à la détente.

Habilement inséré dans le tissu urbain du sud de Malakoff, le plus grand parc de la ville s’intègre dans un vaste complexe qui regroupe à la fois des installations sportives avec le gymnase et le stade Marcel Cerdan, un terrain de jeu au sol de terre non végétalisé (devenu en 2025 le nouveau collège). Il borde un beau mail de tilleul, le boulevard Stalingrad, ancienne route stratégique qui reliait les forts détachés entre eux au 19ème siècle.

Ce principal espace vert accessible au public fait face à la vaste emprise très peu anthropisée du Fort de Vanves, toujours zone militaire et interdite au public qui offre un réservoir de biodiversité.

Le parc porte le nom donné après le décès de l’ancien maire de Malakoff (1944-1964) , Léon Salagnac, l’une des figures marquantes de Malakoff au XXème siècle .
Crée en 1951, ce jardin de 15000 m2 caractéristique des années de l’après guerre mondiale est reconnaissable à son tracé alterné de courbes et contre-courbes. Il a pris la place des terrains de cultures maraichères qui s’étaient développés sur cette zone non constructible entourant le Fort de Vanves et qui fut déclassée en 1929. Le petit lac central et son ile aux cygnes est bordé d’une zone de sable qui accueille des aires de jeux pour les enfants. La plage en bordure de la pièce d’eau accueillait autrefois un petit chemin de fer en bois dont se souviennent encore le plus anciens Malakoffiots.

Le jardin a été conçu en donnant une grande importance aux aires de circulation (46%). Il se rattache à la catégorie des squares et jardins de jeux décorés assurant les fonctions de repos, de jeux et de fleurissement. Mais c’est bien la verdure que viennent chercher les habitués du parc, 52% de la superficie du parc sont d’ailleurs consacrées aux plantations.

Ambiance reposante et jardin de caractère

Plusieurs curiosités parsèment le parc : arbres remarquables venus des quatre coins du monde, la fontaine aux enfants de Gilles Privat inaugurée en 1955, hérons en fils de fer émergeant au dessus de la pièce d’eau, buste de Léon Salagnac...
Une construction originale termine la pointe du parc. Elle est formée d’un kiosque où est installé un manège depuis un demi-siècle et un grand déambulatoire couvert, piste de patins à roulettes qui peut servir d’abris. Il débouche sur un théâtre de verdure isolé par des haies de charmilles. Coquille de béton, le théâtre supporte un fronton qui arbore une version des anciennes armoiries de la ville de Malakoff.

Tous ces éléments placés dans différents endroits contribuent à faire de ce parc un lieu à part, propice à la nostalgie, aux souvenirs d’enfance. Il répond au besoin de détente au milieu de la ville, de contact avec la nature et apporte de vastes espaces de jeux pour les tout- petits.

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PARC SALAGNAC (3)
Un complexe architectural, culturel et récréatif

Le paysagiste Maurice Villette imagine lors de la création du parc en 1951 l’aménagement de l’espace disponible avec ses contraintes dont une pointe coincée entre deux voies de circulation. Renonçant à l’habituelle structure végétale propre aux espaces culturels classiques dans les parcs et jardins publics il demande à un architecte de créer un complexe architectural et récréatif.

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Le paysagiste Maurice Villette imagine lors de la création du parc en 1951 l’aménagement de l’espace disponible avec ses contraintes dont une pointe coincée entre deux voies de circulation. Renonçant à l’habituelle structure végétale propre aux espaces culturels classiques dans les parcs et jardins publics il demande à un architecte de créer un complexe architectural et récréatif.

Le promeneur au parc Léon Salagnac peut s’immerger dans un décor créé avec un matériau tendance dans le milieu du 20ème siècle, des compositions en béton. L’architecte a crée une coquille de scène théâtrale, un kiosque à musique et une allée couverte, le tout formant un bâti atypique des années 50 au coeur du parc et inédit en Ile-de-France.

Le théâtre de verdure

Le théâtre de plein air est un plateau couvert en forme d’abside précédé par un parterre enherbé. La coquille de scène présente une construction massive ouverte par un grand drapé stylisé lui aussi en béton qui rappelle un rideau de théâtre ouvert. La façade seulement décorée d’un fronton représente le blason de Malakoff de l’ère pétiniste.

Le kiosque à musique-manège

Prévu à l’origine pour un kiosque à musique, l’espace le plus avancé vers le centre du parc offre une construction circulaire qui comprend au centre une scène ouverte en demi cercle avec un fond fermé. Le toit soutenu par des colonnettes supporte un original dôme en pointe tout en béton. Un simple socle de soubassement met le kiosque au hauteur du reste du complexe. Un large espace de déambulation occupe l’avant de la scène qui comprend pour soutenir l’avant-toit des colonnettes obliques identiques au passage couvert qu’il prolonge vers la scène théâtrale.

L’ensemble rappelle visuellement à la fois le chapiteau d’un cirque ou celui d’un manège-carrousel ancien, qu’il deviendra d’ailleurs très vite pour le bonheur des enfants usagers du parc.

L’allée couverte

L’allée couverte en courbe harmonieuse relie la scène et le kiosque à musique devenu manège. Les poteaux-arcades qui soutiennent le toit forment une rangée oblique pour accentuer l’espace ouvert du déambulatoire pouvant servir d’abris et d’espace de jeux. Aujourd’hui deux tables de ping-pong en ciment attendent les amateurs et une boîte à livres est là pour booster les échanges par le partage libre et gratuit de la culture littéraire.

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PARC SALAGNAC (4)
Une aire de jeux attractive

Dès le début de l’aménagement du parc en 1951, une partie est réservée à une aire de jeux en harmonie avec les espaces verts plantés. Cette première aire de jeux pour les enfants dans la ville voulait encourager le tissage des liens sociaux entre les enfants et plus généralement entre les familles dans un secteur de la ville en plein développement. Depuis, les jeux ont bien évolué mais l’endroit est toujours autant attractif.

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Dès le début de l’aménagement du parc en 1951, une partie est réservée à une aire de jeux en harmonie avec les espaces verts plantés. Cette première aire de jeux pour les enfants dans la ville voulait encourager le tissage des liens sociaux entre les enfants et plus généralement entre les familles dans un secteur de la ville en plein développement. Depuis, les jeux ont bien évolué mais l’endroit est toujours autant attractif.

Au début, quelques équipements seulement, trois toboggans, un petit train en bois posé sur le sol ensablé, et s’ajoute très vite un petit tourniquet-manège terriblement attractif se souviennent les anciens de Malakoff.

Grand classique des espaces de jeux encore aujourd’hui, ce carrousel était apprécié des enfants comme un vrai petit manège avec une dizaine de chevaux en bois. Ce tourniquet enchanteur procurait aux jeunes cavaliers leurs premières sensation de vitesse. Celui du parc Salagnac avait belle allure bien que modeste car il reproduisait en miniature les grands manèges à carrousel présents dans les fêtes foraines.

Sur ces chevaux en bois « on était fier de monter dessus et de tourner sans fin . Il fallait souvent attendre son tour les jours quand il n’y avait pas d’école... ». Ce tourniquet était actionné par la force physique des parents qui le faisait tourner avec les mains par saccades. Puis viendra le manège permanent, un vrai qui prendra place dans ce qui était prévu pour un kiosque à musique au bout de l’allée couverte près du théâtre de verdure.

Depuis, l’aire de jeu du parc Salagnac a évolué, les jeux d’extérieur répondent davantage au besoin de bouger des enfants et contribuent à leur développement moteur et social. Mais l’endroit n’a pas changé, il attire toujours les enfants comme un aimant.

L’aire de jeux en 2021

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PARC SALAGNAC (5)
Le théâtre de verdure

Le théâtre de verdure aménagé à l’extrémité du parc Salagnac qui touche au rond-point Stalingrad est composé d’un espace scénique en béton blanc, inséré dans un espace de verdure entouré de charmilles. Son architecture caractérise les années de l’après Seconde Guerre Mondiale. Un bel endroit à la fois paysager et récréatif dans le quartier sud de Malakoff.

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Le théâtre de verdure aménagé à l’extrémité du parc Salagnac qui touche au rond-point Stalingrad est composé d’un espace scénique en béton blanc, inséré dans un espace de verdure entouré de charmilles. Son architecture caractérise les années de l’après Seconde Guerre Mondiale. Un bel endroit à la fois paysager et récréatif dans le quartier sud de Malakoff.

Le théâtre de verdure du parc Salagnac met en valeur le béton brut et le rattache au style architectural issu du mouvement moderne qui a connu une grande popularité entre les années 1950 et 1970.

Le bâti s’insère harmonieusement dans l’environnement naturel du plus grand espace vert de Malakoff et représente depuis la création du parc en 1951 un lieu emblématique du quartier propice à de nombreuses animations culturelles. Sa taille réduite et la simplicité du dispositif permet d’instaurer un rapport direct entre le public et la scène, ce qui produit à la fois un lieu convivial, une ambiance et un décor visuel.

Ce théâtre de plein air s’inscrit dans la tradition des scènes de plein air . Le plateau couvert en forme d’abside est précédé par un parterre enherbé sur lequel environ 200 spectateurs peuvent prendre place directement sur le gazon ou sur des chaises apportées selon les circonstances.

Son aspect est sans équivoque pour un lieu théâtral. La scène qui présente une construction massive ouverte par un grand drapé stylisé lui aussi en béton rappelle un rideau de théâtre ouvert qui donne de l’élégance. La façade seulement décorée d’un fronton représente le blason de Malakoff crée en 1942 lors de la grande épuration des anciens blasons des grandes villes par le gouvernement de Pétain. Ce blason restera en fonction pendant une dizaine d’années ce qui explique sa présence sur le théâtre construit peu de temps après la création du parc en 1951 par l’architecte paysager Maurice Villette. Sur chaque côté de la cage de scène une petite pièce éclairée par une fenêtre sert de coulisse.

L’édifice n’a pas trop souffert des inconvénients des oeuvres en béton alors que c’est un matériaux qui vieilli mal.

Les représentations accueillies dans ce petit oasis de verdure sont diverses, mais occasionnelles : spectacles de marionnettes, concerts de groupes locaux, fête de la musique, fête des écoles, chant choral, fête de la ville, bal du 14 juillet...

Le théâtre de verdure constitue l’un des trois ensembles patrimoniaux du parc Salagnac. Trois constructions en béton constituent en effet le site : la coquille de scène de théâtre en abside et un manège, kiosque à musique circulaire à l’origine, reliés par une allée couverte, sorte de grand déambulatoire propice au jeu. Un bel endroit à la fois paysager et récréatif.

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PARC SALAGNAC
Le kiosque à musique devenu manège

Prévu à l’origine pour un kiosque à musique, l’espace le plus avancé vers le centre du parc offre une construction circulaire en béton qui comprend au centre une scène ouverte de forme octogonale avec un fond fermé. Le toit soutenu par des colonnettes supporte un original dôme en pointe lui aussi tout en béton. Un simple socle de soubassement met le kiosque à hauteur du reste du complexe. Un large espace de déambulation occupe l’avant de la scène qui comprend pour soutenir l’avant-toit des colonnettes obliques identiques au passage couvert qu’il prolonge vers la scène théâtrale.

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Prévu à l’origine pour un kiosque à musique, l’espace le plus avancé vers le centre du parc offre une construction circulaire en béton qui comprend au centre une scène ouverte de forme octogonale avec un fond fermé. Le toit soutenu par des colonnettes supporte un original dôme en pointe lui aussi tout en béton. Un simple socle de soubassement met le kiosque à hauteur du reste du complexe. Un large espace de déambulation occupe l’avant de la scène qui comprend pour soutenir l’avant-toit des colonnettes obliques identiques au passage couvert qu’il prolonge vers la scène théâtrale.

L’ensemble rappelle visuellement à la fois le chapiteau d’un cirque ou celui d’un manège carrousel ancien, qu’il deviendra d’ailleurs très vite pour le bonheur des enfants usagers du parc.

Avant d’accueillir le manège ce fut une marchande de bombons qui occupait les lieux.

 

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PARC SALAGNAC (6)
Le manège Lady Pénélope

Avions, bateaux, voitures, motos, sujets aux personnages préférés des enfants... le manège du parc Léon Salagnac « Lady Pénélope » perpétue la tradition des petits manèges permanents implantés dans les jardins publics des villes. Son succès ne se dément pas. Il le doit à son emplacement au cœur du parc urbain, ses caractéristiques architecturales des années 1950 , comme à son antériorité plus que cinquantenaire.

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Avions, bateaux, voitures, motos, sujets aux personnages préférés des enfants... le manège du parc Léon Salagnac « Lady Pénélope » perpétue la tradition des petits manèges permanents implantés dans les jardins publics des villes. Son succès ne se dément pas. Il le doit à son emplacement au cœur du parc urbain, ses caractéristiques architecturales des années 1950 , comme à son antériorité plus que cinquantenaire.

Le manège du parc Léon Salagnac est devenu au fil du temps une véritable institution. Dénommé « Lady Pénélope » il est depuis les années 1960 abrité sous le chapiteau en béton prévu à l’origine pour un kiosque à musique. Les différents gestionnaires qui se sont succédés ont eu à cœur de le faire évoluer tout en gardant un univers très « séventies » .

La magie fonctionne toujours pour les petits d’aujourd’hui et ce manège là s’apprécie autant des adultes heureux de voir tourner les petits qui leur rappellent des souvenirs émus de leur enfance sur des attractions dont certaines tournent depuis des décennies. Le manège à même eu jusqu’à récemment le privilège d’avoir d’authentiques motos historiques, deux Cyclettes des années vingt vedettes des grands rallyes motocyclistes. Montés dans un cadre miniature et surmontés d’un réservoir en bois ces deux motos ont fait longtemps le bonheur des petits passagers fiers d’être motocyclistes d’un moment. Des petites motos plus actuelles les ont remplacé.

Un manège permanent bien abrité

En action les mercredis, week-end et vacances scolaires, le manège est bien à l’abri dans cette construction octogonale avec au centre une scène ouverte avec un fond fermé. Le manège utilise tout l’espace. Le toit soutenu par des colonnettes supporte un original dôme en pointe tout en béton. Un simple socle de soubassement met le bâtiment à hauteur du reste du complexe récréatif. Un large espace de déambulation occupe l’avant de la plate-forme tournante qui comprend pour soutenir l’avant-toit des colonnettes obliques identiques au passage couvert qu’il prolonge vers la scène théâtrale.

L’ensemble rappelle visuellement à la fois le chapiteau d’un cirque ou celui d’un manège-carrousel ancien. Un bien bel endroit.

 

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PARC SALAGNAC (7)
L’allée couverte

L’allée couverte en courbe harmonieuse relie la scène et le kiosque à musique devenu manège. Les poteaux-arcades qui soutiennent le toit forment une rangée oblique pour accentuer l’espace ouvert du déambulatoire pouvant servir d’abris et d’espace de jeux. Aujourd’hui deux tables de ping-pong en ciment attendent les amateurs et une boîte à livres est là pour booster les échanges par le partage libre et gratuit de la culture littéraire.

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L’allée couverte en courbe harmonieuse relie la scène et le kiosque à musique devenu manège. Les poteaux-arcades qui soutiennent le toit forment une rangée oblique pour accentuer l’espace ouvert du déambulatoire pouvant servir d’abris et d’espace de jeux. Aujourd’hui deux tables de ping-pong en ciment attendent les amateurs et une boîte à livres est là pour booster les échanges par le partage libre et gratuit de la culture littéraire.

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PARC SALAGNAC (8)
Le petit lac

L’eau fait partie de l’aménagement paysager du parc Léon Salagnac. Les aménageurs du site ont combiné différents équipements pour agrémenter les lieux dont la traditionnelle pièce d’eau créée en 1955 quelques années après l’ouverture du parc. Le petit lac en eau permanente peu profonde répond à une certaine mise en scène voulu par le paysagiste Maurice Villette pour créer une ambiance, une esthétique visuelle.

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L’eau fait partie de l’aménagement paysager du parc Léon Salagnac. Les aménageurs du site ont combiné différents équipements pour agrémenter les lieux dont la traditionnelle pièce d’eau créée en 1955 quelques années après l’ouverture du parc. Le petit lac en eau permanente peu profonde répond à une certaine mise en scène voulu par le paysagiste Maurice Villette pour créer une ambiance, une esthétique visuelle.

La pièce d’eau du parc Salagnac tout en courbe avec son fond cimenté blanc s’intègre bien dans l’espace paysager avec son ilôt aux cygnes.

On peut longer le bord du petit lac par un chemin qui en fait le tour complet. Il facilite la découverte de la fontaine aux enfants, permet de voir de plus près les trois échassiers en fils de fer plantés au beau milieu du lac, d’approcher les deux cygnes et les canards colvert.

L’eau est aussi utilisée comme support d’art. Le mascaron de la fontaine aux enfants crache un jet d’eau. L’eau jaillissante anime la surface du petit lac avec trois jets d’eau puissants qui créent un doux murmure procurant une impression de fraîcheur surtout l’été.

Il était possible pour les enfants peu de temps après la création du lac d’y faire voguer leurs petits bateaux colorés compagnons de traversées imaginaires. Depuis, les normes de sécurité ont banni cette belle activité enfantine qui reste seulement dans les mémoires des anciens. Le lac est désormais le domaine privilégié des oiseaux d’ornements : les cygnes tuberculés et les canards au plumage multicolore.

Le petit lac du parc Salagnac reste donc pour le promeneur un bassin d’agrément, objet de comtemplation qui évoque le calme et la tranquilité. Et c’est aussi ce qu’on vient chercher dans un parc urbain.

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MALAKOFF EN VERT
Les espaces publics, un paysage très urbain

La ville de Malakoff ne possède pas de grands espaces naturels. Le patrimoine vert de la commune est donc principalement constitué de squares, jardins et alignements de superficies réduites. Bien que Malakoff soit l’une des communes la plus urbanisée de France, la surface des espaces verts sur l’ensemble de la ville représente 15 hectares. A partir du début des années 80 des opérations de taille réduite ont commencé a assurer une meilleure intégration du patrimoine vert dans le tissu de la ville.

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La ville de Malakoff ne possède pas de grands espaces naturels. Le patrimoine vert de la commune est donc principalement constitué de squares, jardins et alignements de superficies réduites. Bien que Malakoff soit l’une des communes la plus urbanisée de France, la surface des espaces verts sur l’ensemble de la ville représente 15 hectares. A partir du début des années 80 des opérations de taille réduite ont commencé a assurer une meilleure intégration du patrimoine vert dans le tissu de la ville.

 Le patrimoine vert de la commune est donc principalement constitué de squares, jardins et alignements de superficies réduites. Une politique volontariste d’augmentation des surfaces végétales a été mise en place, le ratio par habitants est en effet passé de 0,75 m² par habitant en 1983 à 2,2m² par habitant en 2000. Malgré cette progression importante, la quantité d’espaces verts accessibles au public reste très faible, faute d’opportunités réelles en termes d’espace. Malakoff est l’une des communes de France la plus urbanisée.

Trois types d’actions ont été mises en place par la Mairie pour améliorer l’état existant : création d’espaces verts, élargissement des squares existants, végétalisation des voiries. Parmi les jardins créés ces dix dernières années : le square Pierre Valette et la végétalisation de la Coulée Verte. Deux jardins partagés ont également vu le jour au Nord et au Sud de la commune

Bien que le territoire de la commune soit entièrement urbanisé, un certain nombre de vues lointaines permet de lire la composition du paysage environnant. Au Sud de la commune, vers la villa Cacheux, la présence d’une jolie vue en direction de la Tour Eiffel resitue Malakoff au sein de l’échelle parisienne.

Le long de la rue Jules Guesde et du boulevard Stalingrad des vues vers la forêt de Meudon offrent des perspectives moins urbaines, qui enrichissent le paysage malakoffiot d’une dimension territoriale et paysagère large.

A partir du début des années 80, une sensibilité renouvelée pour l’histoire et le patrimoine a remis la ville à l’échelle du piéton. Les opérations de taille réduite ont commencé a assurer une meilleure intégration du patrimoine vert dans le tissu de la ville. .

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MALAKOFF EN VERT
Les jardins publics et les squares

La ville de Malakoff compte 24 espaces verts aménagés en jardins et squares accessibles au public. Leur taille varie entre 1.000 et 10.000 m². Ces espaces sont pour la plupart aménagés avec un mobilier urbain composé notamment de bancs et de jeux pour ²les enfants. Les parcs les plus anciens créés à partir des années 30 sont le Square de Verdun situé place du 14 juillet ou se trouve le Monument aux Morts et le Parc Léon Salagnac à l’extrémité sud de la ville près du Fort de Vanves, Plusieurs jardins ont par la suite été aménagés dans les années 80, sur les rares parcelles alors disponibles.

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La ville de Malakoff compte 24 espaces verts aménagés en jardins et squares accessibles au public. Leur taille varie entre 1.000 et 10.000 m². Ces espaces sont pour la plupart aménagés avec un mobilier urbain composé notamment de bancs et de jeux pour ²les enfants. Les parcs les plus anciens créés à partir des années 30 sont le Square de Verdun situé place du 14 juillet ou se trouve le Monument aux Morts et le Parc Léon Salagnac à l’extrémité sud de la ville près du Fort de Vanves, Plusieurs jardins ont par la suite été aménagés dans les années 80, sur les rares parcelles alors disponibles.

Une partie importante des squares se situe dans la partie nord et centre de Malakoff. Ces espaces de verdure permettent de pallier à la densité plus importante de ces quartiers proches de Paris.

La plupart des squares sont de taille réduite et présentent des sols minéralisés importants afin d’accueillir des jeux, des bancs et le mobilier nécessaire à un usage urbain. L’aspect de ces espaces est de ce fait souvent « aride ». Les enjeux liés au ruissellement des eaux de pluie et au développement de la nature en ville devraient préparer des aménagements futurs. En privilégiant des sols perméables ceux-ci favoriseront notamment l’installation spontanée de la végétation.

La palette végétale des espaces verts de la ville de Malakoff se compose le plus souvent de surfaces végétalisées par du gazon qui demande des tontes régulières de la part du service municipal des espaces verts .

Peu de massifs arbustifs ont été plantés dans les jardins publics de Malakoff , ce qui accentue le caractère aride des jardins et appauvri leur biodiversité. Ces dernières années, afin de permettre l’instauration de couloirs écologiques dans divers lieux de la ville, voire des réserves de biodiversité, des études ont été menées afin de maximiser le nombre d’espèces plantées et de constituer des strates végétales différentes.

Ainsi, selon nos jardiniers "nature" de Malakoff, plus un espace sera riche en espèces végétales et présentera des strates variées (arborescente, arbustive et herbacée), plus il offrira des conditions de milieux (lieu de reproduction, habitats, refuge temporaire, nourriture, corridors de déplacement, etc.) favorables à l’accueil d’une faune diversifiée. Un vrai patrimoine au coeur du milieu urbain.

Source : Dossier du Plan Local d’Urbanisme 

 

 

 

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SEUIL PAYSAGER
Le square Normandie-Niémen

Le square Normandie Niémen s’étire le long du boulevard Raymond David sous la forme d’une bande ouverte de 4000m2, adossée au mur de l’École Notre Dame. Il se développe en longueur, parallèlement au boulevard Raymond David, dont il épouse la ligne. Sa morphologie linéaire et son unique allée rectiligne en font un corridor piéton fréquenté notamment par les élèves de l’école Notre Dame.

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Le square Normandie Niémen s’étire le long du boulevard Raymond David sous la forme d’une bande ouverte de 4000m2, adossée au mur de l’École Notre Dame. Il se développe en longueur, parallèlement au boulevard Raymond David, dont il épouse la ligne. Sa morphologie linéaire et son unique allée rectiligne en font un corridor piéton fréquenté notamment par les élèves de l’école Notre Dame.

Quelques bancs ponctuent la bande végétale, offrant des haltes brèves. La végétation discrète complète la Coulée verte située en face : arbres espacés, touches de verdure, ouverture du ciel. Le square agit comme un seuil paysager, une transition douce entre la trame arborée de la coulée verte et le boulevard à la circulation dense entre Vanves et Montrouge. Une certaine nudité renforce l’impression de passage, de couloir extérieur, plutôt que de square de séjour. Il s’agit donc d’un espace qui ne cherche pas à attirer, mais à laisser passer, un interstice urbain où l’on circule, où l’on attend, où l’on traverse.

En 1983, la municipalité de Malakoff donne au square le nom Normandie Niémen, en hommage à l’escadrille française engagée sur le front de l’Est aux côtés de l’Armée rouge entre 1942 et 1945. Cette unité de la France libre, l’une des plus décorées de la Seconde Guerre mondiale, remporta 273 victoires aériennes confirmées. Son histoire est celle d’un engagement exceptionnel, mené loin de la France, dans des conditions extrêmes.

Le square ne comporte pas de monument. La mémoire s’exprime ici par le nom, intégré au paysage du quotidien, glissé dans les trajets des collégiens et des promeneurs.

Le square longe le boulevard Raymond David, nommé en hommage à un habitant de Malakoff engagé dans les Brigades internationales durant la guerre d’Espagne. Raymond David, volontaire, lieutenant dans la 13ᵉ Brigade, est tué au combat en 1937. Son nom rappelle l’engagement antifasciste de la ville dans l’entre deux guerres.

Ainsi, simple bande ouverte, le square est devenu un lieu où le présent et l’histoire se frôlent. Dans ce paysage, les deux noms Raymond David et Normandie Niémen se répondent. L’un évoque un Malakoffiot parti combattre en Espagne contre le fascisme, l’autre rappelle l’escadrille française engagée sur le front de l’Est aux côtés de l’Armée rouge.

Dans ce quartier, la toponymie compose un paysage de mémoire. Elle relie des combats menés loin d’ici à la vie quotidienne des Malakoffiots. Elle rappelle que l’histoire politique du XXᵉ siècle n’est pas seulement faite de grandes dates, mais aussi de trajectoires individuelles, de décisions personnelles, de départs silencieux. Encore un endroit à Malakoff qui dit quelque chose de la ville, de son histoire, de ses valeurs.

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ENTRE BOULEVARD, COULEE VERTE ET TGV
Le square Eugène Féburier

Le square Eugène Féburier est un espace vert de proximité situé en retrait du boulevard Lucien Camélinat. Il occupe une position entre trois systèmes de mobilité : le boulevard, la Coulée verte et le haut talus de la ligne du TGV Atlantique. La parcelle est de petite taille, mais sa position au croisement de plusieurs flux urbains lui confère un rôle structurant dans le paysage du quartier. Le square est directement orienté vers la Coulée verte, et se trouve en vis à vis de la trame ferroviaire du TGV

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Le square Eugène Féburier est un espace vert de proximité situé en retrait du boulevard Lucien Camélinat. Il occupe une position entre trois systèmes de mobilité : le boulevard, la Coulée verte et le haut talus de la ligne du TGV Atlantique. La parcelle est de petite taille, mais sa position au croisement de plusieurs flux urbains lui confère un rôle structurant dans le paysage du quartier. Le square est directement orienté vers la Coulée verte, et se trouve en vis à vis de la trame ferroviaire du TGV

Le square se présente comme une parcelle triangulaire, ceinte d’une clôture basse qui délimite l’espace sans le fermer. Un cheminement court traverse la pelouse centrale invitant à une halte plutôt qu’à une promenade. La végétation repose sur un petit nombre d’arbres isolés qui créent un couvert végétal léger. Autour, des massifs arbustifs structurent les limites.

Le mobilier se limite à quelques bancs, alignés, tous orientés vers la Coulée verte qui déroule sa longue bande de verdure. On voit les silhouettes des promeneurs, les cyclistes tranquilles. La Coulée verte est un flux doux, elle apparaît comme un horizon végétal, un mouvement continu auquel le square répond par l’immobilité.

Le square Eugène Féburier n’est pas un parc de destination : il n’a ni aire de jeux, ni grands arbres (ils sont sur le boulevard), ni vastes pelouses. Sa valeur réside ailleurs, dans sa fonction de respiration et dans la mémoire qu’il porte. Il rappelle que l’histoire d’une ville ne se raconte pas seulement dans ses monuments ou ses grandes avenues, mais aussi dans ces petits espaces verts, où la vie quotidienne croise la mémoire municipale.

En effet, le square est l’un des supports discrets de la mémoire locale de la ville car il porte le nom d’Eugène Féburier depuis 1983, année du centenaire de la commune, lorsque la municipalité décide de baptiser plusieurs espaces publics en hommage aux figures fondatrices de la ville.

Eugène Féburier, premier maire de Malakoff. Élu en 1884, au moment où la commune venait d’obtenir son indépendance vis à vis de Vanves, incarne la naissance administrative de la ville. Dessinateur lithographe de profession, il fut l’un des artisans de la structuration municipale initiale, avant que la maladie ne l’oblige à quitter ses fonctions en 1885.

En donnant son nom à ce square, la ville inscrit dans son paysage quotidien la mémoire de ses origines civiques, rappelant que Malakoff s’est construite grâce à des figures locales souvent modestes mais déterminantes. Il s’inscrit dans la politique malakoffiote de micro espaces verts, complémentaires des parcs municipaux. Ces petits jardins, disséminés dans la ville, forment un réseau de lieux de proximité qui favorisent la qualité de vie et l’appropriation du territoire par les habitants.

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MEMOIRE ET ART URBAIN
Le square Jacqueline Fourré

Le square Jacqueline Fourré appartient à cette nouvelle génération de micro-espaces publics que la ville aménage pour redonner de la place à la nature, au repos et aux rencontres dans des quartiers fortement urbanisés. Situé sur une parcelle modeste à l’angle de la rue Etienne Dolet et Jean Moulin, il offre un lieu de pause au cœur de la vie quotidienne.

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Le square Jacqueline Fourré appartient à cette nouvelle génération de micro-espaces publics que la ville aménage pour redonner de la place à la nature, au repos et aux rencontres dans des quartiers fortement urbanisés. Situé sur une parcelle modeste à l’angle de la rue Etienne Dolet et Jean Moulin, il offre un lieu de pause au cœur de la vie quotidienne.

Les plantations dans le square adoucissent l’environnement minéral des rues voisines et créent une sensation de fraîcheur particulièrement recherchée dans ce secteur résidentiel. La présence de deux jeux sur ressort, incontournable des aires de jeux destinés aux plus jeunes, contribue à faire vivre l’espace .

L’une des particularités du square réside dans la présence d’une fresque de street art visible depuis l’espace public. Régulièrement renouvelée ou réinterprétée, elle apporte une dimension artistique qui distingue le square d’autres aménagements similaires. Cette création évolutive fait du lieu un espace vivant, en perpétuelle transformation, où l’expression artistique contemporaine trouve naturellement sa place au sein du paysage urbain.

Le nom attribué à ce square en 2024 n’est pas anodin. Il rend hommage à Jacqueline Fourré, figure locale de l’engagement citoyen et de la Résistance, disparue en 2014. Ancienne employée municipale, militante associative et résistante décorée de la Légion d’honneur pour faits de guerre, elle a marqué l’histoire de la commune par son courage et son implication dans la vie collective. En choisissant le nom de Jacqueline Fourré pour cet espace, la municipalité a souhaité mettre en lumière une femme dont l’engagement fut exemplaire tout en offrant une plus grande visibilité aux figures féminines dans le paysage urbain

Plus récemment, la stèle dédiée à Jean Moulin a trouvé une nouvelle place au cœur du micro-square. Déplacée dans cet espace vert de proximité, elle bénéficie désormais d’un environnement davantage en phase avec sa vocation mémorielle. Au lieu d’être simplement aperçue au détour d’un carrefour, elle s’inscrit aujourd’hui dans un lieu fréquenté, un lieu où l’on s’arrête.

Ce repositionnement crée un dialogue inattendu entre deux figures de la Résistance. D’un côté, Jean Moulin, incarnation nationale du combat contre l’Occupation. De l’autre, Jacqueline Fourré, résistante malakoffiote dont le nom a été donné au square.

Cette coexistence entre mémoire, art urbain et usages quotidiens constitue sans doute l’originalité du square Jacqueline Fourré. Dans quelques dizaines de mètres carrés seulement, il réunit plusieurs fonctions essentielles de l’espace public contemporain : offrir un îlot de nature, favoriser les rencontres de voisinage, accueillir les familles et transmettre, sans emphase, une part de l’histoire collective.

 

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UN LIEU D’HABITUDES
Le parc du centenaire

Le Jardin du Centenaire à Malakoff est un petit parc de quartier apprécié pour son calme malgré le périphérique tout proche,, ses jeux pour enfants et son implantation au cœur d’un quartier dense héritier du premier Malakoff. Ce parc de 4 000 m², inauguré en 1983 pour célébrer les 100 ans de la commune se situe à l’angle de la rue Chauvelot et de la rue Gambetta, avec une autre entrée rue du Docteur Ménard. Il a fallu près de 25 ans pour qu’il atteigne sa configuration actuelle, en gagnant progressivement de l’espace sur le vieux bâti environnant.

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Le Jardin du Centenaire à Malakoff est un petit parc de quartier apprécié pour son calme malgré le périphérique tout proche,, ses jeux pour enfants et son implantation au cœur d’un quartier dense héritier du premier Malakoff. Ce parc de 4 000 m², inauguré en 1983 pour célébrer les 100 ans de la commune se situe à l’angle de la rue Chauvelot et de la rue Gambetta, avec une autre entrée rue du Docteur Ménard. Il a fallu près de 25 ans pour qu’il atteigne sa configuration actuelle, en gagnant progressivement de l’espace sur le vieux bâti environnant.

Le Jardin du Centenaire n’a rien d’un grand parc paysager, mais il occupe une place singulière dans la vie locale car il est l’un des rares espaces verts entièrement conçus ex nihilo dans la ville de Malakoff marquée par la densité urbaine. Façonné progressivement, il semble pourtant avoir toujours été là. Ce jardin raconte une histoire urbaine celle d’une commune dense qui a choisi, pour son centenaire de s’offrir un espace de respiration suplémentaire. Sa modestie est sa force. Ce n’est pas un parc de destination, mais un parc d’habitudes, un lieu où l’on revient, où l’on se croise, où l’on grandit. Ce petit îlot de verdure raconte à sa manière l’évolution d’un territoire qui a dû conquérir chaque mètre carré sur le bâti existant, au fil de démolitions ponctuelles et de réaménagements successifs.

En franchissant l’une des entrées, on passe brusquement de la ville à un espace plus feutré. Les arbres, sans être majestueux, forment une voûte légère qui filtre la lumière. Les allées sont courtes comme si le parc avait été pensé pour ralentir le pas.

L’entrée principale du jardin n’est pas monumentale, elle s’inscrit dans la continuité du trottoir, comme si le parc s’ouvrait dans une respiration discrète. L’ambiance reste celle d’un square de proximité, où l’on vient plus pour une pause que pour une promenade. Les bancs, disposés à intervalles réguliers, accueillent des parents, des retraités, des lecteurs de passage.

La végétation n’a pas vocation à être spectaculaire, elle sert à structurer l’espace, à créer un microclimat et à offrir une ambiance douce, en cohérence avec la vocation d’un square de quartier.

Les plantations ont été effectuées à différentes reprises au fur et à mesure de l’agrandissement du jardin. Un arbre de la Liberté planté en 1989 destiné à commémorer le bicentenaire de la Révolution Française s’intègre à une végétation arborée antérieure à l’aménagement de la parcelle. De beaux spécimens d’arbustes, notamment des viburnums aux magnifiques fleurs printanières et aux jolies couleurs d’automne et des lauriers du Portugal accentuent l’harmonie du jardin, son ombrage et ses fleurs.

Cette architecture globale reflète une époque où l’on cherchait à réintroduire du vert dans la ville sans bouleverser la trame existante.

Le jardin possède sa fontaine sans vocation à être spectaculaire. Elle s’inscrit dans la logique générale du parc ? une belle sculpture de granit avec sept filets d’eau.

Un jardin a la place de taudis

Le projet de création de ce jardin est né durant les années 80 dans le cadre de la rénovation du quartier nord de Malakoff. Sur cette parcelle existait auparavant un ilot dense de maisons devenues au fil du temps insalubres. Les cartes postales du début du XXème siècle montrent un espace de petites maisons et d’immeubles de quelques étages avec leurs cafés et des commerces. Elles furent progressivement démolies.

La première tranche de ce jardin a été inaugurée par Léo Figuères, maire de Malakoff, le 12 février 1983. L’espace vert recrée sur les habitations a été destiné dès sa conception à faire « respirer » le quartier fortement urbanisé, surtout depuis la construction dans les années 70-80 des plus hauts et imposants immeubles aux alentours et le long du périphérique.

Par tranches successives, le parc s’est agrandit à mesure que la ville aacquit des morceaux de parcelles. Une deuxième tranche d’agrandissement a eu pour effet en 1985 d’ouvrir un accès côté rue du Docteur Menard et la création de la fontaine sculptée dans le granit et l’installation d’une clôture.

La troisième tranche en 1989 a consacré tout un nouvel espace pour une plage de sable et des jeux pour les enfants.

En 1996 la quatrième tranche a été réalisée sur l’angle de la rue Gambetta et la rue du Docteur Ménard où furent démolies les dernières maisons insalubres de l’îlot. Sur cette nouvelle extension, six arbres de l’école Jean-Jaurès ont été transplantés avec succès. Une allée et un coin repos ombragé ont par ailleurs été aménagés. En 2000, une nouvelle alléea été tracée et de nouveaux arbres plantés.

2012 a été marqué de gros travaux pour la phase finale d’extension du jardin avec l’aménagement d’une nouvelle aire de jeux sécurisée pour les enfants.

La création du jardin a montré toute la difficulté pour modifier l’espace urbain. Un retour aux sources pour ce lieu situé au milieu du 19ème siècle au cœur du parc d’attraction de Chauvelot « La Nouvelle Californie », non loin de la fameuse tour Malakoff et de son bal en plein air de la butte aux Belles.

La dernière initiative « nature » a eu lieu le 7 octobre 2013 par l’inauguration de quatre bacs pour le compost collectif et placés dans le jardin même.

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ESPACE SOCIAL SPONTANNE
Le square Jeanne Barret

Le Square Jeanne Barret est un petit espace vert calme et intime, situé à l’angle de la rue Pierre Valette et la rue Galliéni. C’est un lieu pensé pour la détente des familles depuis la reconstruction des immeubles populaires du quartier en 2003. Il s’agit d’un espace vert de proximité, de taille modeste de 1200m2, qui possède différents types d’arbres, des massifs plantés et quelques zones ombragées. Sa modeste pelouse verte joue un rôle essentiel dans l’ambiance du lieu. La bordure végétale du square l’ isole de la rue et crée une sensation de cocon. L’ambiance est tranquille, idéale pour permettre aux enfants de jouer ou aux adultes de se poser.

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Le Square Jeanne Barret est un petit espace vert calme et intime, situé à l’angle de la rue Pierre Valette et la rue Galliéni. C’est un lieu pensé pour la détente des familles depuis la reconstruction des immeubles populaires du quartier en 2003. Il s’agit d’un espace vert de proximité, de taille modeste de 1200m2, qui possède différents types d’arbres, des massifs plantés et quelques zones ombragées. Sa modeste pelouse verte joue un rôle essentiel dans l’ambiance du lieu. La bordure végétale du square l’ isole de la rue et crée une sensation de cocon. L’ambiance est tranquille, idéale pour permettre aux enfants de jouer ou aux adultes de se poser.

C’est un lieu fréquenté par les habitants du quartier, notamment par les jeunes enfants qui disposent d’une petite aire de jeu adaptée pour les bas-âges : camion de pompier, tobogan cabine de jeu où l’on joue à la maison. L’espace est sécurisé et facile à surveiller, à l’écart du bruit des grands axes. La proximité de la maison de quartier Pierre Valette et de la crèche donne en permanence au square une atmosphère vivante mais jamais agitée. Il reflète l’identité du quartier : simple, convivial, accessible et utile car il n’y en a pas d’autre dans le quartier.

Dans un quartier où les façades se font face à quelques mètres, cette respiration naturelle est plus qu’un décor : c’est un équilibre vital. Chaque jour, après la sieste, les assistantes maternelles arrivent en file indienne. Les tout petits, encore un peu engourdis, s’éveillent au contact de l’air libre.

C’est un espace repère, un point d’ancrage social, un lieu où la vie se déroule sans bruit exactement comme l’histoire de Jeanne Barret, longtemps oubliée avant d’être redécouverte.

En 2019 le square a pris le nom de Jeanne Barret (1740-1807) exploratrice et botaniste française, précurseure de la biodiversité. Née en 1740 dans un milieu rural très modeste, en Bourgogne,fille de métayers, elle travaille très jeune comme aide de maison ou gouvernante. Malgré son origine paysanne, elle développe une solide connaissance des plantes,

Cette compétence rare pour une femme de son milieu attire l’attention du médecin et naturaliste Philibert Commerson, qu’elle assiste dans ses travaux botaniques. En 1766, Commerson est choisi pour accompagner l’expédition autour du monde menée par Bougainville. Les femmes étant interdites à bord des navires royaux, Jeanne prend une décision audacieuse : elle se déguisera en homme, sous le nom de Jean Barret, pour embarquer comme valet et assistant botaniste.

L’expédition rapporte 1735 spécimens aujourd’hui conservés au Muséum national d’Histoire naturelle. Elle participe notamment à l’étude de plantes emblématiques comme la bougainvillée, découverte au Brésil par Commerson et nommée en hommage au chef de l’expédition. Après un séjour prolongé à l’île Maurice, Jeanne rentre en France en 1774. Elle est alors officiellement reconnue par le roi pour son rôle dans l’expédition et reçoit une pension, une rare distinction pour une femme de son époque. Elle meurt en 1807.

Associer le Square Jeanne Barret à cette figure n’a rien d’anodin c’est honorer une femme pionnière, célébrer la curiosité scientifique, et rappeler qu’un lieu simple peut porter une histoire humaine extraordinaire.

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UN LIEU ENTRE LES MAILLES DU TEMPS
Le square Fabienne Chauvière

Dans une ville dense comme Malakoff, certains lieux passent presque inaperçus, tant ils semblent modestes. Le square Fabienne Chauvière (ex square du Tir) fait partie de ces espaces discrets qui, pourtant, concentrent une richesse insoupçonnée. Situé à l’extrémité nord de la ville, ce petit square est bien plus qu’un simple coin de verdure, c’est un fragment d’histoire, a quelques mètres de l’emplacement où se trouvait la fameuse tour Malakoff aujourd’hui disparue. Le square est un équipement public de 1 500 m² qui sert avant tout de lieu de détente et de respiration pour les riverains d’un quartier très bâti.

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Dans une ville dense comme Malakoff, certains lieux passent presque inaperçus, tant ils semblent modestes. Le square Fabienne Chauvière (ex square du Tir) fait partie de ces espaces discrets qui, pourtant, concentrent une richesse insoupçonnée. Situé à l’extrémité nord de la ville, ce petit square est bien plus qu’un simple coin de verdure, c’est un fragment d’histoire, a quelques mètres de l’emplacement où se trouvait la fameuse tour Malakoff aujourd’hui disparue. Le square est un équipement public de 1 500 m² qui sert avant tout de lieu de détente et de respiration pour les riverains d’un quartier très bâti.

On ne tombe pas sur le square Fabienne Chauvière par hasard. Il faut presque le mériter. La rue Ernest Renan s’efface, et soudain apparaît ce passage étroit, comme une couture oubliée entre deux pans de ville. On y entre un peu comme on franchit le seuil d’un souvenir, sans bruit, sans cérémonie, mais avec la sensation immédiate d’avoir quitté le présent.

Le square Fabienne Chauvière est principalement accessible par le sentier du Tir, une voie ancienne qui conserve un charme très particulier. On le décrit comme une voie étroite bordée de réverbères, donnant une ambiance de début du XXᵉ siècle, abritant “Léon”, un réverbère fonctionnant encore au gaz, le seul de toute l’Île-de-France .

Ce secteur de la commune rappelle que Malakoff n’est pas seulement une ville moderne, c’est aussi un territoire où subsistent des traces du passé, parfois minuscules, mais toujours précieuses. Le passage ne cherche pas à attirer l’attention. Il se contente d’être là, depuis longtemps, comme un fil tendu entre le Malakoff d’hier et celui d’aujourd’hui qui se révèle au bout par un espace vert improbable. Rien de spectaculaire : quelques arbres, des bancs, un peu d’herbe. Mais dans ce quartier dense, ce square est une respiration.

Un lieu de mémoire à retrouver

Le square Fabienne Chauvière raconte des fragments de mémoire, qui disent que Malakoff n’est pas une ville née d’un plan, mais d’une accumulation de vieux chemins, de choix, de hasards. Ils disent que le passé n’est jamais très loin, qu’il suffit parfois de tourner dans une impasse pour le retrouver. Et ces passages Malakoff n’en manque pas.

Ce square est en fait le vestige unique du parc qui entourait la tour Malakoff au milieu du premier parc de loisirs créé à Malakoff au milieu du XIXᵉ siècle par Alexandre Chauvelot, personnage central dans la naissance de la ville. Ce parc, aujourd’hui disparu, a pourtant laissé quelques empreintes dans le paysage urbain et dans la mémoire locale. Le secteur autour du square correspond au lotissement de la Nouvelle-Californie, tracé au XIXᵉ siècle sur d’anciennes carrières . C’est dans ce périmètre que s’élevait la tour, aujourd’hui remplacée par un immeuble résidentiel bien visible depuis le square.. Même si la structure a disparu, son empreinte demeure dans la toponymie (rue de la Tour) et dans la mémoire urbaine.

La position du square, au croisement de la rue Gambetta et du Sentier du Tir, en fait un point de passage naturel pour les riverains.. Le square sert de sas entre l’animation de la ville et l’atmosphère plus intime du sentier. Cette insertion au milieu des maisons créée un sentiment de proximité  : le square fait partie du quotidien, presque comme une cour commune ouverte à tous.

Dans un environnement urbain où chaque mètre carré compte, ce type de micro espace vert joue un rôle essentiel : il apaise, il rafraîchit, il rassemble. Il ne cherche pas à impressionner. Mais il incarne ce que les habitants apprécient dans leur ville, des lieux à taille humaine, chargés d’histoire, ouverts à tous et capables de créer du lien.

Le square Fabienne Chauvière n’a rien d’un lieu spectaculaire. Quelques arbres, un banc, un souffle de verdure posé entre deux rues et un passage piétonnier qui relie plusieurs rues anciennes.Et cette proximité change tout : le square n’est pas seulement un espace de repos, c’est un seuil. Une frontière ténue entre ce qui est visible et ce qui ne l’est plus.

Le square offre un espace de pause avant de replonger dans la ville, un point d’ancrage pour les familles, les promeneurs et les usagers du quartier. Il accueille les pas pressés, les poussettes, les conversations qui s’attardent.

Mais le square Fabienne Chauvière présente aussi un intérêt qui dépasse largement sa petite taille : il concentre histoire locale, identité urbaine et usages sociaux parce qu’il combine au 21ème siècle une fonction écologique et sociale dans un quartier dense, une valeur patrimoniale, une dimension citoyenne, renforcée par les démarches participatives, un rôle urbain en tant que maillon du réseau d’espaces publics de Malakoff.

Ces réalités sont renforcées par l’attention portée récemment au lieu, notamment à travers la démarche de féminisation de l’espace public. Le vote citoyen organisé en 2025 pour renommer le square témoigne de son importance symbolique dans la ville. Le square a récemment été au centre d’une démarche participative proposé aux habitants afin de choisir un nouveau nom . C’est le nom de Fabienne Chauvière qui a été choisi. Une malakoffiote journaliste scientifique de radio.

Sa fonction actuelle s’est même renforcée ces dernières années. Depuis 2024, le square bénéficie d’un projet lauréat du budget participatif : « la promenade des senteurs », portée par un collectif d’habitants. Ce projet vise à créer un parcours floral composé de plantes aromatiques (menthe, thym, basilic, capucines, estragon, pimprenelle…), transformant une partie du square en un espace sensoriel et pédagogique.

Ces votes citoyens ont transformé un simple lieu de passage en un espace de débat, de mémoire et d’appropriation collective et renforcent le rôle actuel du square longtemps délaissé : un lieu qui devient de plus en plus vivant, approprié par les habitants, qui évolue désormais avec les besoins du quartier. Au fond du square par exemple, se trouve un petit espace discret où les habitants ont installé un composteur de quartier. Sa présence n’est pas anodine : elle s’inscrit dans une dynamique locale où la nature, la participation citoyenne et la réduction des déchets se rencontrent dans un lieu chargé d’histoire.

En fait, un square en pleine mutation.

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LA FORCE TRANQUILLE D’UN ARBRE REMARQUABLE
Le square Dépinoy

Au cœur du vieux Malakoff, le square Dépinoy ne cherche pas à attirer l’attention. Aucune perspective monumentale, aucun massif fleuri spectaculaire, aucun équipement imposant ne vient signaler sa présence. Pourtant, ce micro-espace vert de proximité possède un charme singulier avec son arbre remarquable. Il témoigne à la fois de l’histoire de la ville et de l’importance que peuvent revêtir les plus modestes espaces paysagers dans la vie quotidienne des habitants.

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Au cœur du vieux Malakoff, le square Dépinoy ne cherche pas à attirer l’attention. Aucune perspective monumentale, aucun massif fleuri spectaculaire, aucun équipement imposant ne vient signaler sa présence. Pourtant, ce micro-espace vert de proximité possède un charme singulier avec son arbre remarquable. Il témoigne à la fois de l’histoire de la ville et de l’importance que peuvent revêtir les plus modestes espaces paysagers dans la vie quotidienne des habitants.

Il porte le nom de Charles Désiré Dépinoy, maire de Vanves de 1853 à 1864 et propriétaire de terrains situés sur le territoire qui deviendra plus tard Malakoff. À travers cette dénomination, la place entièrement occupée par le square rappelle l’époque où ces quartiers étaient encore marqués par de vastes propriétés foncières, bien avant le développement urbain qui a façonné la ville actuelle. Elle conserve également la mémoire de l’ancienne rue Dépinoy, aujourd’hui disparue, dont elle constitue l’un des derniers témoignages visibles dans le paysage malakoffiot.

L’espace a connu une transformation importante en mai 1992. Agrandie et dotée d’un nouvel aménagement paysager, le square a alors pris l’aspect que nous lui connaissons aujourd’hui. L’intervention a privilégié la simplicité et la lisibilité. Une pelouse ouverte délimité par une clôture basse occupe l’essentiel de l’espace. Quatre bancs sont disposés autour de son élément central : un somptueux mûrier à feuilles de platane. Car c’est bien cet arbre qui donne toute son identité au lieu. À lui seul, il justifie que l’on s’arrête quelques instants.

À première vue, le regard est attiré par son port exceptionnel. Son tronc robuste s’élève avant de se diviser en une multitude de branches qui dessinent une vaste couronne arrondie. Au fil des décennies, l’arbre a développé un houppier ample et harmonieux qui domine l’espace avec élégance. En été, son feuillage dense compose une véritable voûte végétale sous laquelle on peut s’abriter.

Le mûrier à feuilles de platane est particulièrement apprécié dans les villes pour sa résistance et pour l’ombre généreuse qu’il procure. Mais ici, il dépasse largement sa simple fonction ornementale. Il constitue le véritable monument du lieu. Comme certains arbres remarquables qui marquent les paysages ruraux, il est devenu un repère familier du quartier.

Les quatre bancs disposés sous sa protection invitent naturellement à la détente. L’arbre crée ainsi un espace de convivialité et de rencontre à l’échelle du voisinage.

Le square Dépinoy illustre parfaitement ce que les urbanistes appellent aujourd’hui les « jardins de poche » ou les « micro-espaces verts ». Leur intérêt ne se mesure pas à leur superficie mais à leur capacité à apporter de la nature au plus près des habitants. Dans une ville dense, quelques dizaines de mètres carrés de pelouse et un arbre de belle stature peuvent transformer la perception d’un quartier, offrir de la fraîcheur pendant les périodes de forte chaleur et améliorer le cadre de vie quotidien.

Au-delà de son rôle paysager, ce petit espace vert relie plusieurs époques de l’histoire de Malakoff : le temps des grandes propriétés, celui de l’urbanisation progressive puis celui de la ville contemporaine soucieuse de préserver des îlots de nature.

Le square Dépinoy démontre qu’un espace public n’a pas besoin d’être grand pour être précieux.

 

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REHABILISATION
Le parc Rosa Bonheur

L’ancien parc Larousse, longtemps familier des habitants du centre ville, a pris début 2026 un nouveau nom et une nouvelle identité : Parc Rosa Bonheur. Plus qu’un simple changement d’appellation, c’est une véritable métamorphose offerte à ses riverains, mêlant hommage culturel et féministe, engagement écologique et volonté de créer un espace public plus accueillant. Ce réaménagement marque une nouvelle étape dans l’histoire du quartier.

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L’ancien parc Larousse, longtemps familier des habitants du centre ville, a pris début 2026 un nouveau nom et une nouvelle identité : Parc Rosa Bonheur. Plus qu’un simple changement d’appellation, c’est une véritable métamorphose offerte à ses riverains, mêlant hommage culturel et féministe, engagement écologique et volonté de créer un espace public plus accueillant. Ce réaménagement marque une nouvelle étape dans l’histoire du quartier.

Le réaménagement du parc d’une superficie totale de 2600m2 s’inscrit dans une logique de transition écologique. Les allées ont été désimperméabilisées, permettant à la terre de respirer et à l’eau de pluie de s’infiltrer naturellement. La végétation, enrichie et diversifiée, devrait contribuer à renforcer la biodiversité locale. Pour cela les espaces ont été redessinés offrant un espace plus harmonieux :massifs fleuris et zones de pelouse, arbres préservés et nouvelles plantations pour créer des zones d’ombre naturelles, mobilier repensé pour favoriser la détente et la convivialité.

Les aires de jeux, entièrement rénovées avec des équipements neufs, permettront aux enfants de 2 a 4 ans et de 4 a 12 ans de profiter pleinement de l’espace. L’ensemble du site a été pensé pour encourager les pratiques familiales intergénérationnelles et de proximité avec beaucoup de bancs et tables de pique-nique. Les adultes trouveront un lieu beaucoup plus accueillant et redécouvriront un espace pour une halte ne serait ce qu’un petit moment.

Avec ce réaménagement cet espace vert offre une nouvelle âme avec un nom inspirant. En attribuant au parc le nom de Rosa Bonheur (1822 1899) suite à une consultation des habitants, la Ville poursuit son engagement en faveur d’une meilleure représentation des femmes dans l’espace public, une forte demande de la population.

Ce parc sous le nom de Pierre Larousse depuis son inauguration en juin 1977, ouvre aujourd’hui un nouveau chapitre de son histoire. En le rebaptisant parc Rosa Bonheur, la ville rend hommage à une figure majeure de l’art français, une femme dont le talent, l’indépendance et l’engagement ont marqué son siècle comme peintre et sculptrice mondialement reconnue pour ses scènes animalières. Artiste libre, passionnée, profondément attachée au vivant, elle fut l’une des premières femmes artistes à vivre de son art, à diriger son propre atelier et à obtenir une reconnaissance officielle, notamment la Légion d’honneur, remise par l’impératrice Eugénie en 1865. Rosa Bonheur incarne une liberté créatrice rare pour son époque, une audace qui résonne aujourd’hui avec les aspirations contemporaines à l’égalité et à la visibilité des femmes dans l’espace public. Son nom est finalement en cohérence avec l’esprit d’un parc urbain dédié à la nature et au partage.

Mais au delà du nom, c’est tout l’esprit du parc qui a été repensé et même agrandi après la démolition d’un chalet préfabriqué. Le lieu est devenu plus vaste, plus vert, plus doux, plus accueillant. Un lieu où l’on se sent mieux, où l’on se retrouve plus facilement car les allées ont été pensées pour que chacun puisse circuler librement.

Dans la nouvelle configuration du nouveau parc, le poulailler a été réinstallé, et mieux intégré Depuis septembre 2024 en effet la présence des poules dans le parc notamment Carmen et Coquillette visait a reconnecter les habitants au vivant, a les sensibiliser aux enjeux de biodiversité. Le petit poulailler a montré que même un petit espace urbain peut accueillir des formes de vie variées. Les poules ont contribué à ancrer le parc dans une dynamique de pédagogie environnementale et de proximité avec la nature.

Un lieu ou se croisent plusieurs héritages culturels

Le site fut l’un des lieux d’habitation de Pierre Larousse (1817 1875), célèbre lexicographe, pédagogue et éditeur français. Installé à Malakoff dans les années 1860, Pierre Larousse y trouva un environnement propice au travail, à l’écriture et à la réflexion. Le quartier, encore semi rural à l’époque, offrait un cadre calme, loin du tumulte parisien, favorable à l’étude et à la production éditoriale. C’est dans cette période qu’il poursuivit l’élaboration de son œuvre majeure : le Grand Dictionnaire universel du XIXᵉ siècle, monument intellectuel qui marqua durablement la langue française.

Le réaménagement du parc et son changement de nom n’effacent pas cette histoire, elle s’inscrit dans la continuité. Plusieurs rues du secteur rappellent toujours son héritage. Rosa Bonheur, comme Pierre Larousse, sont des figures majeures du XIXᵉ siècle. Tous les deux ont œuvré à démocratiser l’accès à la culture, chacun à leur manière. Le nouveau parc devient ainsi un lieu où se croisent plusieurs héritages : celui du savoir, celui de l’art, celui de la nature.

Sur le terrain du parc actuel Pierre Larousse acquis la villa Chantemerle en 1846. Elle fut vendue à la ville de Malakoff en 1922 par les filles de l’artiste peintre Constant Nolleau qui fut le légataire universel de la veuve de Pierre Larousse. Le bâtiment qui se trouvait sur la propriété a abrité successivement la recette municipale, les services techniques, les ambulanciers municipaux, la Maison des enfants créé en 1955, le poste de police, un foyer de personnes agées. Une parcelle fut cédée à l’Office municipal des HLM pour y construire la tour Henri-Martin (1976), le reste est aménagé en parc avec le nom de Pierre Larousse inauguré en juin 1977.

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DIVERSITE NATURELLE
Le square Gisèle Halimi

Ce petit espace vert reconfiguré en 2024, bien à l’abri de la circulation et des nuisances sonores, relie désormais l’avenue Jules-Ferry et la rue Danton. Aux allures de mini-forêt cet espace public aux pieds de logements et de bureaux forme un lieu plus convivial au cœur du centre ville.

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Ce petit espace vert reconfiguré en 2024, bien à l’abri de la circulation et des nuisances sonores, relie désormais l’avenue Jules-Ferry et la rue Danton. Aux allures de mini-forêt cet espace public aux pieds de logements et de bureaux forme un lieu plus convivial au cœur du centre ville.

Un lieu en centre ville que le temps va bonifier

Lors du réaménagement, 18 nouveaux arbres ont été plantés rejoignant les trois pins existants : trois chênes, quatre érables, quatre mérisiers, un arbre de judée, deux arbres à caramel et quatre magnolias. Cette riche palette complétée par 1800 plantes vivaces et graminées va avec le temps créer une ambiance de fraicheur et un nouveau lieu de biodiversité.

Cette requalification d’un square urbain en ilôt de fraicheur accentue cet espace comme un lieu de convivialité. Un chemin pavé, sec ou planté d’herbe par endroits, trace un passage harmonieux avec le reste de ce petit square de 1700m2. Quelques jeux en bois pour les plus jeunes ont également pris place au milieu de ce lieu de détente. Enfin, des bacs potagers sont à la disposition des habitants des résidences proches, avec notamment des jardinières accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Dans le cadre de la féminisation de l’espace public cet ancien square qu’on appellait Ferry-Danton a officiellement reçu le 1er juin 2024 le nom de Gisèle Halimi, avocate, militante féministe et anticoloniale et écrivaine.

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SOUVENIR
Le micro-jardin des quatre signes de paix

Le Jardin de la Paix situé sur le bord de l’avenue Jules Ferry est parfaitement visible depuis le trottoir, mais aucun accès piéton n’y est prévu. C’est un micro-espace vert interne, avec pelouse étroite, légèrement en pente, arbres isolés. massif fleuri, clôture métallique empêchant l’accès. Il a l’aspect de “jardin calme” malgré l’absence d’usage public. C’est en fait un espace mémoriel avec quatre signes qui disent la paix par trois langages différents : l’art, le seuil, et le vivant.

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Le Jardin de la Paix situé sur le bord de l’avenue Jules Ferry est parfaitement visible depuis le trottoir, mais aucun accès piéton n’y est prévu. C’est un micro-espace vert interne, avec pelouse étroite, légèrement en pente, arbres isolés. massif fleuri, clôture métallique empêchant l’accès. Il a l’aspect de “jardin calme” malgré l’absence d’usage public. C’est en fait un espace mémoriel avec quatre signes qui disent la paix par trois langages différents : l’art, le seuil, et le vivant.

Bien que non accessible, ce micro jardin joue un rôle réel dans la vie du quartier proche de l’Hôtel de Ville et le groupe scolaire Jean Jaurès par sa fonction paysagère en adoucissant la transition entre la rue Jules Ferry et les immeubles d’habitation et dans sa fonction mémorielle depuis près de cinquante ans avec la présence de quatre signes de paix

Depuis son origine, ce jardin discret reposait sur trois signes majeurs, un cèdre bleu de l’Atlas, une sculpture « les mains ouvertes » de l’artiste Jean Kohen, et un ginkgo biloba. Ils composaient une narration silencieuse sur la paix comme geste et comme résilience. L’arrivée durant l’été 2026 d’un torii japonnais est venue prolonger cette histoire et enrichir visuellement et symboliquement ce petit coin de nature.

À Malakoff, où la paix est une valeur forte, ce jardin devient ainsi un espace vivant, évolutif, capable d’intégrer de nouveaux signes sans perdre son identité. Chaque ajout témoigne d’une volonté de maintenir la paix comme horizon commun, comme valeur partagée, comme héritage à transmettre.

Quatre signes forts

Le Jardin de la Paix s’organise donc désormais autour de quatre signes .

Le cèdre bleu planté en 1987 pour marquer la conclusion de l’accord de désarmement nucléaire URSS-USA porte une symbolique étonnamment riche, mêlant force, mémoire, verticalité spirituelle et paix profonde. En effet, le cèdre bleu est un symbole de paix parce qu’il incarne la durée, la stabilité et la respiration du monde. Dans le jardin de la paix, le bleu de ce majestueux cèdre devient un point focal qui donne une impression de stabilité, de confiance.

Dans la tradition méditerranéenne, le cèdre est un arbre sacré, associé à la force incorruptible, à la justice, à la présence divine. Il relie la terre à un imaginaire ancien, celui des arbres qui protègent, qui élèvent, qui réconcilient.

La sculpture en bronze de Jean Kohen posée à même la pelouse en 2015 à l’occasion des commémorations des 70 ans des bombardements d’Hiroshima et Nagazaki représente deux mains ouvertes, tendues vers l’avant. Elles ne saisissent rien, ne retiennent rien, n’imposent rien. Dans leur simplicité elles expriment l’universalité du geste de paix : des mains sans arme, des mains disponibles, des mains qui accueillent. Le bronze, matériau durable, rappelle que la paix n’est pas un état passif mais une œuvre à construire, à maintenir, à transmettre.

Le ginkgo biloba qui grandit près de l’oeuvre d’art planté en 1995 en mémoire des victimes des bombardements de Hiroshima et Nagasaki apporte la dimension du vivant. Arbre de la résilience, il est l’un des rares à avoir survécu aux bombardements d’Hiroshima. Sa présence dans un jardin de la paix n’est donc pas neutre, il incarne la capacité de la vie à renaître, à se régénérer, à persister malgré les destructions. Sa longévité exceptionnelle rappelle que la paix est un temps long, un temps patient, un temps qui se cultive. Il inscrit la paix dans la durée, dans la croissance lente, dans l’enracinement. Le ginkgo est un arbre mémoire, un arbre promesse.

Le torii japonais est le signe le plus récent installé durant l’été 2026 et signifie le passage. Il ne s’agit pas d’un élément décoratif mais d’un seuil symbolique : on quitte le monde ordinaire pour pénétrer dans un lieu où l’on ralentit, où l’on se recueille, où l’on accepte de déposer un instant le poids du quotidien. Le torii transforme la marche en cheminement. Il propose un changement d’état, une transition intérieure. Dans le dialogue qu’il entretient avec les mains de bronze, il dit que la paix commence par un choix, par un franchissement, par une décision intime. Passer sous le torii, c’est accepter de se rendre disponible à une autre qualité de présence. Installer un torii dans un jardin urbain, c’est aussi :introduire une référence culturelle non occidentale ouvrir un espace à la diversité symbolique,rappeler que la ville est un lieu de rencontres de traditions. Même décoratif, il porte une charge esthétique : la simplicité, la géométrie, le rouge vermillon , la pureté des lignes.

Ce jardin de poche, discret et intégré au tissu urbain du centre ville, offre ainsi un espace symbolique où la ville s’est dotée d’un lieu de mémoire, de sérénité et de transmission avec quatre signes qui disent la paix par trois langages différents : l’art, le seuil, et le vivant. Cette articulation entre art, symboles et végétal n’est pas un hasard, Malakoff a toujours cultivé une culture de la paix, à travers ses associations, ses initiatives citoyennes, ses actions éducatives et ses événements publics. La Semaine de la Paix, les ateliers participatifs, les créations éphémères et les engagements locaux témoignent d’une volonté de faire de la paix non seulement un thème, mais une pratique quotidienne.

Dans ce contexte, le Jardin de la Paix n’est pas un simple aménagement. C’est un jardin discret, intégré au tissu urbain, qui matérialise une valeur centrale de la ville. Il offre un espace où la paix se donne à voir, à ressentir, à méditer. Il rappelle que la paix n’est jamais un état acquis, mais un chemin, un geste, une mémoire.


 

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LIEU DE PASSAGE
Le square du Douanier Rousseau

Dans le cadre de l’aménagement de la coulée verte ce square d’angle a été créé en 1992. On lui a donné le nom de Douanier Rousseau pas simplement pour honorer son talent artistique mais pour rendre la politesse à un artiste-peintre autodidacte employé à l’Octroi de la Porte de Vanves et qui a consacré au moins six toiles à la ville de Malakoff !

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Dans le cadre de l’aménagement de la coulée verte ce square d’angle a été créé en 1992. On lui a donné le nom de Douanier Rousseau pas simplement pour honorer son talent artistique mais pour rendre la politesse à un artiste-peintre autodidacte employé à l’Octroi de la Porte de Vanves et qui a consacré au moins six toiles à la ville de Malakoff !

La surface du square, modeste de 500m2, marque l’entrée de cette coulée verte à Malakoff, venant de Paris près d’un boulevard à fort trafic. Les quelques petits arbres qui dressent leur silhouette autour d’un grand cèdre couvrent une pelouse sous ombrage avec de nombreux bancs. Ce petit square se signale comme une parenthèse au cœur d’une forte urbanisation et rappelle que la ville n’est pas seulement un empiétement de façades.

Ce square reste toutefois un lieu de passage accueillant ceux qui arrivent de Paris. Il accompagne ceux qui partent de Malakoff. Il offre néanmoins la possibilité d’un instant de pose pour les utilisateurs des équipements publics du secteur. Un premier signe que la vie urbaine a besoin de nature.

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UN POINT D’ANCRAGE SOCIAL
Le square des Nouzeaux

Le square des Nouzeaux est un espace de verdure et de convivialité au cœur d’une zone à forte fréquentation par la population des cités populaires environnantes. Situé à proximité du complexe sportif Christiane Prajet et du parc Salagnac, le square des Nouzeaux vient toutefois les compléter en proposant un lieu intime, participatif et pédagogique.

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Le square des Nouzeaux est un espace de verdure et de convivialité au cœur d’une zone à forte fréquentation par la population des cités populaires environnantes. Situé à proximité du complexe sportif Christiane Prajet et du parc Salagnac, le square des Nouzeaux vient toutefois les compléter en proposant un lieu intime, participatif et pédagogique.

Le square des Nouzeaux est à la fois une clairière, un espace de sports, un petit terrain d’aventure, un potager de résistance, un agréable point d’ancrage social apprécié des familles et des assistantes maternelles. En effet, cet espace urbain crée en 1987 est le seul jardin à Malakoff a regrouper plusieurs équipements ludiques : espace vert bien arboré, aire de jeu pour les enfants, terrain city stade pour les jeunes passionnés de foot et basket, un jardin partagé de 900 m2.

Le square des Nouzeaux représente le fait que même dans des endroits collectifs les plus serrés la nature peut devenir le cœur battant d’un quartier. On y vient pour les arbres qui offrent une ombre, pour être au milieu des autres, pour ne pas rester enfermé, pour le temps d’un match improvisé, pour mettre la main à la terre, pour une fête de quartier, du cinéma de plein air, des lectures d’été... mais on y vient aussi pour soi parce que c’est un lieu attirant du quartier qui ne demande rien.

Ce square porte le nom énigmatique d’un quartier de Malakoff-sud « Les Nouzeaux ».sur lequel bien avant l’urbanisation existaient des pâturages pour les troupeaux des bouchers parisiens de Vaugirard. Le terme serait dérivé du mot « noue » qui selon le Larousse désigne un sol gras et humide et aussi le lieu d’un ancien lit d’un cours d’eau ou il reste encore de l’eau. Un square qui mériterait d’avoir son propre nom !

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LIEU DE PASSAGE, LIEU DE SERMENT
Le square de la Résistance

Entre les grilles côté rue Raymond Fassin et la façade vitrée de l’annexe de l’Hôtel de Ville le square de la Résistance n’a pas la largueur d’un parc, ni l’ampleur de la place du 11 novembre 1918 toute proche. Mais dans cet espace mince de quelques centaines de mètres carrés la ville a voulu qu’ici la mémoire combattante se concentre et ne pas être seulement un lieu de passage, ni un seuil vers des bâtiments administratifs. Le square qui borde l’annexe de l’Hôtel de Ville occupe aujourd’hui une partie du site qui abritait la « remise des pompes » de la Compagnie des Sapeurs Pompiers au début du xxème siècle.

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Entre les grilles côté rue Raymond Fassin et la façade vitrée de l’annexe de l’Hôtel de Ville le square de la Résistance n’a pas la largueur d’un parc, ni l’ampleur de la place du 11 novembre 1918 toute proche. Mais dans cet espace mince de quelques centaines de mètres carrés la ville a voulu qu’ici la mémoire combattante se concentre et ne pas être seulement un lieu de passage, ni un seuil vers des bâtiments administratifs. Le square qui borde l’annexe de l’Hôtel de Ville occupe aujourd’hui une partie du site qui abritait la « remise des pompes » de la Compagnie des Sapeurs Pompiers au début du xxème siècle.

Son nom dit l’essentiel « square de la Résistance ». Il a transformé cet espace resseré du centre ville en un lieu porteur où la mémoire devient visible, comme un rappel que des femmes et des hommes ont refusé l’inaceptable sous l’occupation nazi et la collaboration.

Le square de la Résistance inauguré en 1985 est un petit carré de verdure entre deux rues qui se croisent. Il donne accès aux bureaux de l’enfance de la mairie, où l’on parle d’inscription, de crèche, de colonie de vacances , de soutien, de protection, de droits...

On entre dans le square directement par cette rue au nom du Résistant Raymond Fassin, ancien instituteur au collège Paul Bert, et collaborateur de Jean Moulin sans penser que c’est un lieu que la ville a voulu gardien discret d’un courage ancien et d’une République vivante.

Rien d’extraordinaire dans ce micro-espace vert qu’on traverse plus qu’on regarde. Il ne possède que deux bancs. Mais en passant sous l’imposant platane face à l’entrée, on ressent cet esprit mémoriel. Ce rappel est bien marqué par la discrète stèle au drapeau qui ancre la mémoire dans cet espace public.

Cette œuvre en granit représente un lien symbolique entre la mémoire des Résistants-es, les valeurs républicaines qu’ils ont défendues et la vie civique contemporaine exercées dans l’annexe de l’Hôtel de Ville. Cette stèle dit aux passants « ce lieu est libre parce qu’ils ont tenu ». Et les bureaux administratifs, les démarches, les papiers du quotidien qu’on vient faire prennent soudain un autre poids comme un serment ancien. Le drapeau permanent qui surmonte la stèle veille sur les vivants, sur les absents, sur les valeurs que d’autres ont défendu dans les nuits sombres.

Le square est dominé par trois grands platanes. Leurs silhouettes imposantes s’imposent immédiatement et donnent au square une impression de profondeur verticale, même si le jardin est petit. Leurs larges couronnes et leurs feuilles créent une ambiance protectrice comme un refuge. Leurs formes, leurs hauteurs et leurs ramures composent une sorte d’architecture qui marque fortement ce square contraint. Avec ces grands arbres le square change avec les saisons : ombre dense en été, pluie de feuilles en automne, dentelle de branches en hiver.

La touche de vert de la pelouse apporte une douceur visuelle. La cabane à insectes placée en son centre joue bien son rôle dans la biodiversité et l’équilibre écologique en milieu fortement urbanisé. Quelques arbres et arbustes d’ornement à la floraison éclatante au printemps comme les magnolias égayent l’ensemble de ce petit square, renforcent l’équilibre esthétique du lieu et mettent en valeur le bâtiment institutionnel construit en 1994. L’endroit dégage une impression de calme organisé.

On peut regretter l’installation malvenue de supports d’attaches à vélos placés juste devant la stèle mémorielle et le drapeau. Un autre emplacement est à privilégier !

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PETITE HALTE
Le square Marc Lanvin

Le Square Marc Lanvin est un petit espace vert situé boulevard Gabriel Péri. Il s’agit d’un petit lieu de détente, plutôt destiné aux pauses rapides, C’est un endroit pour souffler, lire, attendre quelqu’un. Au détour du boulevard Gabriel Péri ou de l’avenue Jules Ferry, le square apparaît presque par surprise, comme une pause , une parenthèse ouverte au milieu des voitures qui filent vers Vanves ou Montrouge.

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Le Square Marc Lanvin est un petit espace vert situé boulevard Gabriel Péri. Il s’agit d’un petit lieu de détente, plutôt destiné aux pauses rapides, C’est un endroit pour souffler, lire, attendre quelqu’un. Au détour du boulevard Gabriel Péri ou de l’avenue Jules Ferry, le square apparaît presque par surprise, comme une pause , une parenthèse ouverte au milieu des voitures qui filent vers Vanves ou Montrouge.

Le Square n’a rien d’un lieu où l’on s’attarde par hasard. C’est un repli minuscule dans la ville, un souffle qu’on prend entre deux obligations. Un petit lieu, oui, mais dans ce petit lieu, on trouve ce qu’on oublie trop souvent d’offrir dans une ville : des endroits pour penser, pour se souvenir...

Les bancs accueillent des lecteurs, des rêveurs, des gens qui attendent quelqu’un ou qui n’attendent rien. Le square ne promet rien. Il offre simplement un peu de verdure .

C’est un square qui ne paie pas de mine. Modeste par sa taille, discret par son aménagement, il est pourtant devenu récemment un petit laboratoire de biodiversité urbaine. En cause, l’installation d’un escargot à insectes, une structure écologique en spirale rappelant la coquille d’un escargot qui attire la curiosité des passants comme celle des écoliers de l’école Jean Jaurès juste derrière. L’intérieur est rempli de bûches percées, tiges creuses, pommes de pin, écorces et paille, créant une mosaïque de micro habitats pour les insectes.

L’escargot à insectes n’est donc pas qu’un objet décoratif. Il incarne une volonté que l’on retrouve dans différents secteurs de la commune, celle de réintroduire la biodiversité dans les interstices de la ville. Dans un square dédié à un jeune homme Marc Lanvin, mort pour ses convictions, cette spirale de bois devient aussi un symbole de résilience et de vie retrouvée.

Un nom qui continue d’exister

Le nom du square est discret sur une plaque posée sur le mur du groupe scolaire Jean Jaurès : un nom qui porte une histoire de lutte, de jeunesse, des évènements de 1968. Cette dénomination attribuée au square dès le 6 juillet 1968 constitue un hommage citoyen rendu par la ville de Malakoff à un jeune ouvrier et militant communiste de 18 ans assassiné le 30 juin 1968 lors d’une manifestation à Arras par des hommes de main liés au candidat UDR Theeten (droite gaulliste). L’événement survient la veille du second tour des législatives, dans un climat politique extrêmement tendu.

Il s’agit d’un hommage mémoriel pour rappeler dans l’espace public le parcours et l’engagement d’une personne dont la disparition a marqué son époque. Dans le cas du Square Marc Lanvin, l’hommage est discret mais significatif, il ne prend pas la forme d’un monument, mais d’un lieu de vie, un espace de pause et de nature où le nom continue d’exister.

Cet hommage s’inscrit dans la tradition municipale consistant à préserver la mémoire collective en donnant à des espaces publics le nom de personnes dont l’histoire résonne avec les valeurs portées par la commune.

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DEMARCHE PARTICIPATIVE
La ferme urbaine, un espace vert réinventé

Au cœur de Malakoff, sur le boulevard Gabriel-Péri, l’ancien square Corsico un peu oublié s’est mué en laboratoire de nature et de citoyenneté : la ferme urbaine. Inaugurée en 2018 elle est devenue l’un de ces lieux rares où la ville semble respirer autrement, plus collectivement, plus durablement. Auparavant le square Corsico était un espace vert comme tant d’autres : quelques arbres, des bancs, un sol fatigué par les passages répétés. Un lieu de passage plus que de vie.

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Au cœur de Malakoff, sur le boulevard Gabriel-Péri, l’ancien square Corsico un peu oublié s’est mué en laboratoire de nature et de citoyenneté : la ferme urbaine. Inaugurée en 2018 elle est devenue l’un de ces lieux rares où la ville semble respirer autrement, plus collectivement, plus durablement. Auparavant le square Corsico était un espace vert comme tant d’autres : quelques arbres, des bancs, un sol fatigué par les passages répétés. Un lieu de passage plus que de vie.

Aujourd’hui, sur 1 800 m², potager-verger inspiré de la permaculture, jardin pédagogique et deux brebis en écopâturage Alpha et Nova composent désormais un paysage inattendu. L’endroit n’a rien d’une ferme décorative : ici, les habitants récoltent ce qu’ils ont eux-mêmes planté. les animaux entretiennent réellement les espaces verts, les composteurs tournent à plein régime.

La ferme urbaine n’est pas un équipement municipal classique : elle est le fruit d’une démarche participative poussée. Une trentaine d’habitants ont imaginé le lieu, dessiné ses plans, défini ses usages. Ils ont rêvé d’animaux, d’une serre, d’un espace de rencontre… et la ville a suivi. Le collectif d’habitants, toujours actif, anime aujourd’hui le site : ateliers, formations, gestion du compost, accueil des scolaires. Une charte de bon fonctionnement, adoptée en 2023, encadre cette gouvernance partagée.

À l’entrée, les composteurs collectifs ne désemplissent pas. Ils accueillent les biodéchets d habitants du quartier, qui viennent déposer leurs épluchures Le compost produit sert ensuite à enrichir les sols du potager. Rien ne se perd, tout se transforme. Cette boucle vertueuse, simple en apparence, est l’un des piliers de la ferme. Elle incarne une vision de l’écologie qui n’est ni punitive ni théorique, mais quotidienne, concrète, accessible.

Le potager-verger, installé au fond du site, est un patchwork de cultures inspirées de la permaculture. On y trouve des tomates anciennes, des aromatiques, des petits fruits, des fleurs comestibles. Mais ce qui frappe, ce n’est pas tant la diversité des plantes que celle des jardiniers. Retraités, familles, étudiants, nouveaux arrivants, anciens du quartier : chacun apporte sa manière de faire, ses recettes, ses souvenirs. Le potager devient alors un lieu de transmission. On y échange des graines, des conseils, des anecdotes. On y parle de sécheresse, de biodiversité, de compost, mais aussi de la vie du quartier, des écoles, des projets municipaux.

Au centre du site se dresse la maison Wangari Maathai, un pavillon écologique conçu et construit avec les habitants, sous la houlette de l’association Bellastock. Bois, paille, terre : le bâtiment est un manifeste architectural, réversible et frugal, pensé pour minimiser l’impact sur un sol fragilisé par d’anciennes carrières.

Le projet de ferme urbaine a séduit bien au-delà de Malakoff. Dès 2017, il reçoit un prix Eco actions pour son caractère innovant et participatif. En 2024, la Métropole du Grand Paris lui décerne le Trophée de l’économie circulaire et solidaire, saluant la transformation exemplaire d’un banal square municipal en espace écologique partagé et qui devrait dans les années à venir bénéficier d’une belle extension.

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UN ESPACE TAMPON
Le square de Verdun

Le square de Verdun situé en plein centre ville non loin de la Mairie est l’élément le plus important de la place du 14 juillet puisqu’il occupe les trois quarts de sa surface et crée un carré vert. Ce square est le résultat de l’abandon du grand projet de construction à son emplacement d’un nouvel Hôtel de Ville dans les années trente qui n’a jamais vu le jour faute de financement.

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Le square de Verdun situé en plein centre ville non loin de la Mairie est l’élément le plus important de la place du 14 juillet puisqu’il occupe les trois quarts de sa surface et crée un carré vert. Ce square est le résultat de l’abandon du grand projet de construction à son emplacement d’un nouvel Hôtel de Ville dans les années trente qui n’a jamais vu le jour faute de financement.

Le square de Verdun représente une configuration compacte due à sa situation au cœur de la place du 14 juillet qu’il partage avec l’espace mémoriel du monument aux morts de toutes les guerres à son extrémité.

Deux rangées de grands arbres matures participent à l’identité du lieu . Ils entourent le petit square et forment une voûte légère qui apporte ombre et fraîcheur en été. L’espace reste néamoins toujours très lumineux avec une importante zone centrale dégagée. Une légère plantation d’arbustes forme une ceinture arborée derrière la clôture qui isole le square de la rue. L’ensemble de cette végétation produit l’effet visuel d’un carré vert au style ornemental léger, avec de simples massifs et de nombreux bancs.

Le square représente un espace tampon et une respiration au cœur de la ville dont la majeure partie est une aire de jeux pour les enfants : bac à sable structure multifonctions avec pont suspendu et tobogan, jeux à ressort.. De quoi tranquillement occuper les jeunes enfants du quartier en toute sécurité.

Un monument symbolique promesse de paix

Le square possède en plein milieu un monument visuellement attractif autour duquel les enfants aiment tourner autour : un bassin circulaire avec en son centre une sculpture symbolique installée en 1944 et créée par les aléas de l’histoire.

En 1941, le Président Pétiniste de la Délégation Spéciale qui gère Malakoff avec l’occupant demande à la direction de Beaux Arts de Paris le remplacement « du bain de sable en ciment qui sert d’ornement à la place du 14 juillet et souhaite un motif décoratif plus en rapport avec l’harmonie du square... ». Après un appel d’offre pour l’excécution d’une œuvre, c’est le sculpteur Ulysse Gémignani qui réalise au centre d’un bassin circulaire une sculpture sur un socle « les enfants et le globe ».

Ce monument chante une histoire, celle d’enfants unis autour d’un globle fragile, un monde qu’ils soutiennent, un avenir à croire, une promesse de paix au milieu de la ville en cette fin de la Seconde Guerre Mondiale. Cette fontaine installée en 1944 est devenue un point de mémoire tout comme le monument aux morts à l’extémité de la place et l’arbre de la Liberté planté en 1945 pour commémorer la libération de Malakoff le 19 août 1944 . Le nom du square lui renvoit directement à la bataille de Verdun, l’un des épisodes les plus marquants de la Première Guerre Mondiale. Ainsi, c’est l’ensemble de la place qui représente un espace civique complet : on y vit, on se souvient, on transmet.

Le square a été rénové en 1994.

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PAUSE EN MILIEU ADMINISTRATIF
Le jardin secret de l’Hôtel de Ville

Le jardin intérieur de la mairie de Malakoff est un lieu assez unique dans la ville  : un patio végétalisé où se mêlent bambous et sculptures animalières en métal. C’est un espace à la fois artistique, calme et un peu secret, accessible par le hall de l’Hôtel de Ville. Il est devenu au fil du temps l’un des espaces les plus singuliers du patrimoine végétal de la commune. Pour les habitants qui le découvrent, souvent par hasard, il provoque un étonnement immédiat  : comment un tel espace peut-il exister au cœur d’un bâtiment public  ?

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Le jardin intérieur de la mairie de Malakoff est un lieu assez unique dans la ville  : un patio végétalisé où se mêlent bambous et sculptures animalières en métal. C’est un espace à la fois artistique, calme et un peu secret, accessible par le hall de l’Hôtel de Ville. Il est devenu au fil du temps l’un des espaces les plus singuliers du patrimoine végétal de la commune. Pour les habitants qui le découvrent, souvent par hasard, il provoque un étonnement immédiat  : comment un tel espace peut-il exister au cœur d’un bâtiment public  ?

Ce jardin de l’Hôtel de Ville invisible depuis la rue, est conçu comme un petit écrin de verdure au milieu des bâtiments administratifs. On y trouve principalement des bambous, qui créent une ambiance intime et légèrement exotique. Leur feuillage dense forme un décor naturel qui contraste avec l’architecture des deux bâtiments de la mairie reliés par une passerelle qui surplombe le jardin. Au milieu des feuillages un bestiaire de métal veille depuis plus de vingt cinq ans et observe en silence les allées et venues des visiteurs.

Le visiteur qui traverse le hall de la mairie ne soupçonne rien. Pourtant, quelques pas plus loin, une ouverture donne sur un rectangle de verdure qui tranche avec les bâtiments de verre. Ici, pas de pelouse ni de massifs fleuris  : le jardin est dominé par des bambous. Leur feuillage forme une sorte de rideau naturel, un filtre qui adoucit la lumière et absorbe les bruits. Les bambous poussent vite, résistent bien, et surtout, ils créent une verticalité qui transforme le simple patio en véritable scène végétale et donnent au lieu une atmosphère presque méditative.

Ce patio fonctionne comme un poumon visuel, un espace de respiration pour les agents municipaux, les élus et les visiteurs. Ce lieu insolite n’a rien d’un jardin public. On ne s’y promène pas. On le découvre par surprise, comme une respiration inattendue dans un bâtiment administratif. C’est un espace pensé pour être vu, pas traversé  : un décor vivant, un interstice de nature qui adoucit la rigueur des bureaux.

Un bestiaire improbable en métal

Mais ce jardin ne serait pas ce qu’il est sans les sculptures qui l’habitent. Depuis juillet 2000, un bestiaire métallique signé du sculpteur Antoine Rohal occupe le patio. Coqs, chouettes, faucons, crapauds, faisan, et même une sirène  : une petite ménagerie improbable, figée mais expressive, qui semble observer les passants. Ce bestiaire donne au lieu une atmosphère à la fois poétique, fantaisiste et un peu mystérieuse.

Ces œuvres ne sont pas de simples ornements. Elles portent la marque d’un artiste au parcours singulier. Né en Hongrie, formé à Dresde puis dans l’atelier d’Antoine Bourdelle, Rohal a traversé le XXᵉ siècle en mêlant tradition et modernité. Engagé dans la Résistance, il est devenu l’un des sculpteurs majeurs des monuments commémoratifs d’après-guerre, avant de se tourner, dans les années 1960, vers une technique personnelle  : le métal soudé, travaillé au chalumeau, qui donne à ses animaux une texture vibrante, presque vivante.

Ce jardin n’est donc pas un simple espace vert. C’est un symbole qui montre qu’on peut faire cohabiter nature et culture, mémoire et quotidien, institution et imagination.

La première fois que l’on voit le jardin intérieur de la mairie de Malakoff, on ne l’oublie pas. Parce qu’il n’est pas là pour être vu. Et c’est précisément pour cela qu’il marque.


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SAS CREATEUR DE LIEN
Le Mail Maurice Thorez

Le Mail Maurice Thorez situé entre l’avenue Augustin-Dumont et l’avenue Maurice Thorez n’a pas de fontaine, pas de pelouse, pas de jeux pour enfants. Mais il a quelque chose de plus rare : une utilité quotidienne. Il est le fil vert qui relie trois lieux où l’on apprend, où l’on grandit, où l’on se dépasse. Simple mais agréable, il offre un espace vert arboré pour marcher, se poser ou traverser le secteur. Il est entouré d’équipements publics dédiés à la jeunesse et de rues résidentielles, ce qui en fait un lieu très fréquenté par les habitants du quartier.

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Le Mail Maurice Thorez situé entre l’avenue Augustin-Dumont et l’avenue Maurice Thorez n’a pas de fontaine, pas de pelouse, pas de jeux pour enfants. Mais il a quelque chose de plus rare : une utilité quotidienne. Il est le fil vert qui relie trois lieux où l’on apprend, où l’on grandit, où l’on se dépasse. Simple mais agréable, il offre un espace vert arboré pour marcher, se poser ou traverser le secteur. Il est entouré d’équipements publics dédiés à la jeunesse et de rues résidentielles, ce qui en fait un lieu très fréquenté par les habitants du quartier.

Ce qui frappe d’abord lorsqu’on pénètre sur le mail, c’est l’unité du lieu. Il n’est pas composé de zones distinctes, mais d’un seul et même espace, entièrement enveloppé par les arbres. On y marche sous une voûte végétale presque continue, comme dans un long tunnel de fraîcheur particulièrement en été.

Ce qui donne au Mail Maurice Thorez son identité particulière, c’est la présence de ces trois lignes d’arbres parallèles qui structurent tout l’espace. Elles forment une sorte de colonne vertébrale végétale, un alignement qui transforme ce mail en un couloir vert parfaitement lisible et créent un effet de profondeur. Grâce à ces trois lignes d’arbres, le Mail fonctionne comme un espace continu, un lieu où l’on traverse, où l’on attend, où l’on se retrouve toujours sous la même voûte végétale.

Le Mail n’est pas un espace isolé. Il est au contraire au centre d’un triangle d’équipements publics fréquentés chaque jour par des centaines de familles, d’’enfants et d’adolescents, d’habitants du quartier. Car au delà de sa fonction pratique, le lieu s’est transformé au fil des décennies en un micro espace social avec trois équipements majeurs qui structurent le quartier ; l’école Guy Môquet, la Maison de l’Enfant et le Gymnase René Rousseau . Il représente ainsi un sas social On y croise des parents qui attendent la sortie de l’école, des adolescents qui traînent avant le sport, des habitants du quartier qui font une pause ou qui traversent juste pour profiter de l’ombre ou se rendre au marché ou à la station de métro.

Les nombreux bancs à disposition (17 au total) jouent un rôle central dans l’usage quotidien de cet espace. Leur présence transforme le mail en un lieu de pause, d’attente et de sociabilité, bien au delà d’un simple couloir de circulation. Ils contribuent à faire du mail un espace vivant, pas seulement un lieu de passage.

Des plantations, discrètes mais soignées, jouent aussi un rôle important dans la perception du mail. Les fleurs et arbustes apportent des couleurs saisonnières, des variations de textures, un contraste lumineux avec la voûte verte du Mail.

Un autre élément distingue le Mail Maurice Thorez des autres espaces publics de la ville, c’est la présence d’un sol non couvert, composé de terre stabilisée. Ce sol plus souple et perméable contribue à donner au Mail une ambiance de sous-bois, en cohérence avec les lignes d’arbres qui le couvrent. Le sol non recouvert, à part une petite allée, absorbe mieux les bruits, adoucit les pas, renforce l’impression d’être dans un espace végétal continu. Ce type de sol permet à l’eau de pluie de s’infiltrer plus facilement. Cette perméabilité est un atout écologique discret mais réel.

Le Mail porte le nom de Maurice Thorez, une figure politique majeure du mouvement ouvrier du XXᵉ siècle, dont l’influence a marqué durablement la vie sociale et ouvrière en France. Il fut une figure majeure du mouvement ouvrier et secrétaire général du Parti communiste français pendant plus de trente ans.

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UN LIEU DU QUOTIDIEN
Le square Eugène Christophe

Le square Eugène Christophe est un espace vert de 900 m2 situé sur la face nord du boulevard Charles de Gaulle. C’est un jardin ouvert, de proximité, inséré dans le tissu urbain très dense du quartier. Il offre un aménagement végétal simple et fonctionnel avec des massifs arbustifs et une pelouse de bambous. La végétation basse est typique des zones de transition. On découvre un écosystème discret mais étonnement riche, ou la mémoire du champion cycliste Eugène Christophe se mêle à la vitalité de la nature urbaine.

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Le square Eugène Christophe est un espace vert de 900 m2 situé sur la face nord du boulevard Charles de Gaulle. C’est un jardin ouvert, de proximité, inséré dans le tissu urbain très dense du quartier. Il offre un aménagement végétal simple et fonctionnel avec des massifs arbustifs et une pelouse de bambous. La végétation basse est typique des zones de transition. On découvre un écosystème discret mais étonnement riche, ou la mémoire du champion cycliste Eugène Christophe se mêle à la vitalité de la nature urbaine.

Ce modeste coin de nature est intégré au réseau de squares qui longe la coulée verte. Il s’inscrit donc dans le corridor vert qui relie Paris à Massy et en partage les continuités végétales. Même s’il est modeste et discret ce square a une atmophère très reconnaissable marqué par quelques sons dominants qui proviennent de la circulation modérée du boulevard Charles de Gaulle et du passage régulier du TGV qui influencent fortement son ambiance. Le square connait ces bruits qui font partie du lieu traversé par ces rythmes sonores et ses différents utilisateurs.

Ici le mouvement l’emporte sur la pause. Ce n’est pas un jardin où l’on s’installe, il continue depuis sa création d’être ce qu’il a toujours été, un lieu de passage. On comprend vite que ce lieu vert n’est pas fait pour s’attarder, mais pour le traverser, à son rythme et selon ses besoins. En fait c’est un lieu du quotidien. Il est traversé par des flux constants. La station de métro Malakoff-Plateau de Vanves imprime son rythme au square à chaque sortie de rame. Les enfants et leurs parents eux vont s’installer dans l’enclos des jeux pour les tout-petits. Quant aux joggeurs, ils y passent sans ralentir., Les passants se dirigent vers le boulevard Gabriel Péri absorbés par leur trajet. Les familles se rendent à la salle Léo Ferré juste à côté. Les nombreux cyclistes le coupent en diagonale. Le square est le lieu où la vie passe.

Derrière la simplicité de l’endroit se cache une histoire qui dépasse largement les frontières de Malakoff, une histoire de courage, de poussière, de routes interminables et celle d’un homme Eugène Christophe qui après avoir marqué la légende du cyclisme a continué à vivre à quelques 200 mètres du square actuel et a travailler à Malakoff comme coursier de la Mairie. Il a sillonné les rues durant des années avec la même constance que sur les routes du pays tout en transmettant sa passion du vélo au sein de l’USMM. Il y a donc dans ce petit square que l’on traverse sans y penser une mémoire qui ne dit pas son nom : un héros local qui a roulé sur les routes de France et qui a porté le premier maillot jaune du Tour de France en 1919 à l’étape Grenoble-Genève.

Dans le flux des vies pressées

Sur l’extrémité du mur bas face au boulevard une plaque souvenir en métal condense en quelques lignes une part de l’histoire d’Eugène Christophe éxécutée par le ferronnier d’art Bernard Collin. Ainsi, la plaque veille comme un phare minuscule dans le flux des vies pressées. Dans ce lieu de passage on peu imaginer le champion rouler sur son vélo. Y-a-t-on pensé quand on a donné le nom d’Eugène Christophe à cet espace vert ? Il y a en effet une sorte de cohérence à ce que ce nom soit associé à un lieu traversé, un lieu où l’on passe, un lieu où l’on avance . Eugène Christophe incarne en effet cette idée de continuité, de persévérence, de mouvement. Ainsi le passage vert devient une forme d’hommage qui traverse les générations.

Le square devient notamment un nœud discret dans la cartographie cyclable de Malakoff comme si le mouvement perpétuel des vélos prolongeait son histoire, comme si chaque passage était un salut discret au champion.

Peu de passants le savent, mais le square a failli ne jamais voir le jour. Dans les années 60 les plans d’aménagement de la Région Parisienne prévoyaient que l’autoroute A10 traversait Malakoff en longeant les voies férrées jusqu’à la gare Montparnasse. Le tracé projeté passait exactement à l’emplacement où se trouve le square. Ce projet d’axe pénétrant aurait saccagé une partie de Malakoff et occasionné des pollutions sonores et atmosphériques énormes. Finalement le projet a été abandonné grâce à l’opposition des populations, des associations et des villes concernées. Le projet associatif de coulée verte du sud parisien finalement adopté par les Pouvoirs Publics a permis à la ville de Malakoff d’imaginer dans les années 1980 un espace vert, modeste mais précieux d’abord appelé square de la coulée verte en 1992 et qui prendra le nom d’Eugène Christophe en 2003.

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UN REPERE PATRIMONIAL
Le jardin de la Maison des Arts

Le jardin de la Maison des Arts de Malakoff ouvert en 1995 est un espace vert de 4000m2 attenant à l’ancien relais de chasse du 18ème siècle héritier du vaste terrain structuré de la propriété d’origine . C’est un lieu apprécié pour son atmosphère intime qui prolonge l’expérience culturelle du centre d’art contemporain qui accueille expositions, ateliers et résidences d’artistes. Ce lieu de nature est un espace beaucoup plus riche qu’un simple espace vert : c’est un petit paysage intime conçu par l’architecte-paysagiste Régis Guignard en 1994 et pensé comme une respiration au cœur de la ville, où nature, patrimoine et création contemporaine se croisent.

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Le jardin de la Maison des Arts de Malakoff ouvert en 1995 est un espace vert de 4000m2 attenant à l’ancien relais de chasse du 18ème siècle héritier du vaste terrain structuré de la propriété d’origine . C’est un lieu apprécié pour son atmosphère intime qui prolonge l’expérience culturelle du centre d’art contemporain qui accueille expositions, ateliers et résidences d’artistes. Ce lieu de nature est un espace beaucoup plus riche qu’un simple espace vert : c’est un petit paysage intime conçu par l’architecte-paysagiste Régis Guignard en 1994 et pensé comme une respiration au cœur de la ville, où nature, patrimoine et création contemporaine se croisent.

Le jardin se niche derrière le bâtiment du XVIIIᵉ siècle, classé aux Monuments historiques grâce à l’intervention d’André Malraux lorsqu’il était Ministre de la Culture. Longtemps simple arrière-cour du bâtiment Directoire, il s’est imposé comme une véritable extension du centre d’art contemporain inauguré en 1997. Il s’ouvre comme une respiration inattendue dans la densité urbaine de ce quartier de Malakoff.

On y accède par un portail donnant sur l’avenue du 12-Février-1934. Dès l’entrée, l’ambiance change : le bruit de la ville s’atténue, on entre dans un espace protégé. Le lieu est modeste en taille mais très soigné : pelouse douce, massifs simples, arbres fruitiers jeunes mais déjà généreux, et quelques zones ombragées qui invitent à s’asseoir ou à flâner,

Globalement il s’agit d’un espace lumineux, un lieu simple, presque modeste traversé par 27 tilleuls et bordé d’immeubles séparés par un mur couverts de végétation. Le mur côté rue ne se contente pas de fermer l’espace, il marque une sorte de frontière pour donner l’impression d’un milieu protégé. La Maison des Arts elle-même, avec sa façade blanche, ses grandes fenêtres et ses statues allégoriques des quatre saisons, créent un contraste élégant avec la verdure. Le jardin devient alors une sorte de clairière urbaine, encadrée par l’architecture classique du bâtiment et les immeubles résidentiels alentours. En fait ce petit coin de nature est l’un des lieux les plus singuliers de Malakoff, inspirant et un peu hors du temps.

Ce jardin n’est pas seulement un espace organisé : c’est un lieu où l’on peu s’attarder. On y croise les gens du quartier, les conducteurs de bus du dépôt RATP situé de l’autre côté de la rue, des visiteurs du centre d’art qui prolongent leur visite, des familles qui profitent d’un coin d’ombre l’été, des étudiants lisant sur un banc …

Un laboratoire artistique et écologique

En fait ce jardin fait partie intégrante de la vie du centre d’art contemporain . On y trouve parfois des installations artistiques temporaires ou participatives en plein air transformant l’espace en prolongement naturel des salles d’exposition. Sont organisés également des ateliers et des rencontres, notamment autour de l’écologie, des moments conviviaux entre artistes et visiteurs. Quand une installation artistique occupe le jardin, l’ambiance change complètement. Le lieu devient un espace d’expérimentation, parfois ludique, parfois étrange. Les œuvres modifient la circulation, les points de vue, les usages.

Sur le côté du bâtiment historique un verger urbain d’environ 1000m2 crée en 2017 surprend par sa douceur et son aspect insolite en milieu urbain. Différentes variétés d’arbres et d’arbustes y sont plantés et offrent des fruits à cueillir : pommes , pêches, poires, raisins grinpants.. On y apprend à tailler, à greffer, à composter. Les enfants y découvrent les saisons...Cet espace est aussi doté d’une pelouse de trèfles, de quelques jeux de base pour les enfants et de deux composteurs et d’un récupérateur d’eau.

Le bassin aux 9 colonnes en roche de sédimentation, œuvre de l’artiste international Jean-Bernard Métais, située au bout du jardin (actuellement en attente d’une sérieuse restauration) est à la fois un point focal visuel et une source de fraicheur l’été avec ses jets d’eau aux pieds des colonnes qui créent un effet de brume. Ainsi, chaque extrémité donne au jardin une identité hybride, une coexistence entre patrimoine architectural et création contemporaine.

Un jardin morcelé par l’urbanisation

Le jardin actuel de la Maison des Arts n’est en réalité que le fragment survivant d’un domaine beaucoup plus vaste dont il ne reste aujourd’hui plus de traces. L’histoire du lieu permet de comprendre comment ce jardin a été morcelé au fil des siècles, jusqu’à devenir l’espace intime que l’on connait aujourd’hui. Les sources historiques indiquent que la propriété était au 18ème siècle un lieu de chasse fréquenté par Louis XV et le duc de la Vallière. A cette époque Malakoff n’existait pas. La plaine n’était qu’un ensemble de prairies et de bois sans urbanisation. La maison historique actuelle, alors un relais de chasse, était entourée d’un grand parc rural.

En 1877 la Compagnie des tramway achète le domaine et y installe un dépôt (aujourd’hui bus RATP). En 1913 l’ouverture de nouvelles rues notamment celle qui prolonge la rue Pierre Larousse entraîne une nouvelle découpe du terrain. En 1920 le Département de la Seine rachète le site, mais le jardin est déjà largement amputé par les lotissements et les nouvelles voies. Sera construit à l’emplacement du jardin un bâtiment pour les besoins du service d’hygiène départemental. Il n’y a alors pratiquement plus de jardin. Racheté par la ville de Malakoff en 1992 le bâtiment du service d’hygiène est détruit pour recréer un jardin, la maison est restaurée et transformée en Maison des Arts contemporains..

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MARQUEUR SYMBOLIQUE
Le square Soweto, un nom qui porte une histoire plus grande que lui

Le petit square dénommé Soweto en 1978 situé à l’extrémité sud de Malakoff est pris entre deux axes de circulation, ce qui influence fortement son ambiance. Il sert donc plus à adoucir le paysage urbain qu’à offrir un véritable lieu de détente prolongée. On est clairement dans un espace de respiration, pas dans un parc de promenade. Ce n’est pas un lieu immersif, mais un petit point vert dans un environnement très urbain. Le square n’a pas de densité végétale suffisante pour créer des zones d’ombre. Ce n’est pas un lieu de séjour prolongé, mais un espace de proximité utile aux habitants immédiats.

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Le petit square dénommé Soweto en 1978 situé à l’extrémité sud de Malakoff est pris entre deux axes de circulation, ce qui influence fortement son ambiance. Il sert donc plus à adoucir le paysage urbain qu’à offrir un véritable lieu de détente prolongée. On est clairement dans un espace de respiration, pas dans un parc de promenade. Ce n’est pas un lieu immersif, mais un petit point vert dans un environnement très urbain. Le square n’a pas de densité végétale suffisante pour créer des zones d’ombre. Ce n’est pas un lieu de séjour prolongé, mais un espace de proximité utile aux habitants immédiats.

Coincé entre le boulevard du Colonel Fabien et la rue du Général Malleret-Joinville où les voitures circulent sans répit, le Square de Soweto apparaît comme une parenthèse de verdure à peine esquissée. Un rectangle de pelouse, quelques arbres isolés, deux bancs qui se font face. L’endroit n’a rien d’un parc, encore moins d’un refuge ombragé. C’est un espace ouvert, presque nu, où le regard traverse sans rencontrer d’obstacle.

Ce micro square joue pourtant un rôle discret mais essentiel dans le quartier. Les habitants y passent plus qu’ils ne s’y installent. On s’y arrête quelques minutes, le temps d’un appel, d’un souffle, d’un détour improvisé. Situé à quelques dizaines de mètres de l’école Henri Barbusse, le square est traversé chaque jour par des dizaines de familles. Il sert de zone d’attente avant l’ouverture des portes, de point de rendez vous après la classe, de lieu de pause pour les parents pressés. Sa taille réduite n’empêche pas son utilité, il fonctionne comme un sas, un espace de transition entre la rue et l’école.

Ce rôle de lieu de passage n’est pas un défaut. Il correspond à la fonction même de ces micro espaces verts que l’on retrouve dans plusieurs endroits de Malakoff. Dans un environnement où chaque mètre carré est compté ces petites poches de verdure sont précieuses et plébicités par les habitants.

Soweto : un nom de résistance et d’émancipation

Ce petit square porte le nom de Soweto. Soweto est l’acronyme de South Western Townships, un vaste ensemble de quartiers situés au sud-ouest de Johannesburg en Afrique du Sud. Créé sous l’apartheid, il a longtemps été un espace assigné aux populations noires, séparé du reste de la ville. Soweto est mondialement connu pour avoir été :un foyer majeur de résistance, le lieu de nombreuses mobilisations, notamment le soulèvement en 1976 où des milliers d’élèves ont manifesté contre l’enseignement obligatoire en afrikaans. Cet événement a marqué un tournant dans la lutte contre l’apartheid.

Malakoff fait partie de ces communes où la toponymie devient un acte politique et culturel, un moyen de transmettre des valeurs. Soweto honore la mémoire des victimes, rappelle la lutte pour l’égalité et les droits civiques, il inscrit dans l’espace public un symbole de résistance et d’émancipation. C’est un hommage modeste mais qui montre que la ville a inscrit dans son espace public une mémoire internationale des résistances, un hommage aux luttes contre les dictatures, une valorisation des figures de justice, de liberté et d’émancipation. En tout cas une volonté de la commune de relier le quotidien des habitants à des combats universels.

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ZONE D’ATTENTE INFORMELLE
Le mail Marcel Paul

Le mail Marcel Paul est un simple espace vert situé en partie au dessus de la dalle de la station du métro Malakoff-Plateau de Vanves ce qui influence directement sa configuration, sa végétation et ses aménagements.. C’est un square de proximité d’une superficie d’environ 500 m², à quelques mètres des accès de la station de métro et du parking public. Ce n’est ni un véritable parc, ni un simple trottoir, ni une place publique, un entre deux comme un chemin qui même un peu ailleurs. Malgré cela on y vient car il offre quelque chose que le trottoir ne peut offrir, un instant de halte possible.

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Le mail Marcel Paul est un simple espace vert situé en partie au dessus de la dalle de la station du métro Malakoff-Plateau de Vanves ce qui influence directement sa configuration, sa végétation et ses aménagements.. C’est un square de proximité d’une superficie d’environ 500 m², à quelques mètres des accès de la station de métro et du parking public. Ce n’est ni un véritable parc, ni un simple trottoir, ni une place publique, un entre deux comme un chemin qui même un peu ailleurs. Malgré cela on y vient car il offre quelque chose que le trottoir ne peut offrir, un instant de halte possible.

Ce mail constitue une zone d’attente informelle bien pensée pour son contexte car il longe la ligne ferroviaire du TGV Atlantique d’un côté et le boulevard Charles de Gaulle de l’autre. Il est séparé par des massifs arbustifs qui structurent l’espace et créent une ambiance plus végétale que ce que la dalle de la station du métro pourrait laisser imaginer. Mais, le bruit entre facilement des deux côtés ce qui donne quand même la sensation d’un espace urbain très exposé, malgré la végétation qui le borde.

Les paysagistes ont réussit cependant à adoucir l’endroit grâce à la végétation et à créer ce coin de verdure dans un secteur très urbain. Il s’apprécit pour une pause courte, pas pour l’activité et la longue détente. Il sert aussi de cheminement doux à l’écart de la circulation du boulevard. Ce n’est donc pas un lieu de destination mais un couloir de verdure qui transforme quelques mètres de trajet en une parenthèse apaisée avec quelques bancs placés de chaque côté de la dalle. C’est une zone semi fonctionnelle semi sociale, typique des espaces de dalle autour des stations de transports publics. Le mail est également traversé par un axe piéton et cyclable de la coulée verte. Cette traversée structure fortement l’aménagement du site.

Le mur anti bruit du TGV qui longe le mail représente un long écran acoustique métallique installé par SNCF Réseau pour réduire les nuisances sonores. Dans ce secteur, il est aujourd’hui largement couvert de graffitis, car il forme une paroi continue parfaite pour les graffeurs, visible depuis le mail et facilement accessible depuis la dalle. Le résultat est un patchwork de styles urbains qui donne une impression de vie urbaine en perpétuelle transformation. Les graffitis ne sont jamais figés certains sont neufs, d’autres effacés, d’autres recouverts. On voit clairement que le mur est un terrain d’expression actif.

Le nom Marcel Paul, donné par la municipalité à cet endroit précis de Malakoff le 8 mai 1983 à l’occasion de la commémoration de la victoire sur le nazisme, n’est pas un hasard. Il s’agit d’un hommage local à une figure majeure du mouvement ouvrier, de la Résistance et de l’histoire sociale française. Il rappelle que les services publics (transports, énergie..) sont le fruit de combats sociaux, dont Marcel Paul fut un acteur majeur.

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