2015 : RENOVATION-EXTENSION - L’architecture comme outil de transformation du lycée Louis Girard (5)
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Plus de 1 000 soldats de Malakoff morts pour la France, une ville profondément endeuillée mais tournée vers la solidarité nationale : plus d’un siècle après la Grande Guerre, le souvenir du sacrifice des Malakoffiots reste inscrit dans la pierre des monuments aux morts et dans l’histoire de la commune. Les commémorations du 11 novembre pour ne pas oublier. Ã l’issue du conflit, le recensement entrepris par la municipalité a révélé l’étendue de la catastrophe : plus d’un millier de Malakoffiots ont perdu la vie sur les champs de bataille ou des suites de leurs blessures. Pour une ville de moins de 20 000 habitants, le choc est immense. On a du mal aujourd’hui à l’imaginer. Derrière ce chiffre se cachent des destins individuels : ouvriers, artisans, employés, jeunes conscrits, pères de famille. Aucune rue n’a été épargnée. Le besoin immédiat de rendre hommage aux disparus se manifeste très vite. Le 29 décembre 1918, quelques semaines seulement après l’armistice, le conseil municipal décide l’érection d’un monument dédié aux « enfants de Malakoff morts pour la France ». Une souscription publique est lancée et la ville participe au financement du projet malgré des ressources limitées. La réalisation sera longue et difficile. La commune doit faire face aux contraintes budgétaires de l’après-guerre, mais la volonté populaire est trop forte pour être ignorée. Finalement, le monument aux morts situé dans l’enceinte du cimetière est inaugurée en 1926. Il constitue encore aujourd’hui le principal lieu de mémoire de la ville pour la Première Guerre mondiale. La singularité du monument du cimetière réside dans l’impressionnante liste de noms qui y est gravée. elle rassemble les noms d’un millier de victimes de la guerre. Cette longue énnumération alphabétique donne une représentation concrète de l’ampleur du deuil collectif. (Voir sur notre site tous les noms) L’histoire de Malakoff après 1918 ne se résume pourtant pas à son propre deuil. Malgré les pertes considérables subies par sa population, la commune participe également à l’élan national de solidarité envers les territoires dévastés par la guerre (voir Malakoff-info de novembre 2026). Parmi eux figure le parrainage d’Aspach-le-Bas, village d’Alsace durement touché par les conséquences du conflit. Le rapprochement entre les deux communes illustre l’esprit de l’époque Plus d’un siècle après la fin de la Première Guerre mondiale, plusieurs lieux à Malakoff rappellent encore ce sacrifice. Le plus emblématique demeure le monument aux morts de 1914-1918, au cimetière communal dans lequel se trouve également le carré militaire qui regroupe plusieurs dizaines de tombes de soldats. Dans l’espace public la mémoire de la Grande Guerre la place du 11-Novembre-1918 devant l’Hôtel de Ville perpétue le souvenir de l’armistice. Pour participer aux commémorations du 11 novembre 2026 |