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L’artillerie autour du fort de Vanves en 1871, une guerre industrielle avant l’heure
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Les combats de mai 1871 autour du fort de Vanves marquent l’une des premières démonstrations de la puissance de l’artillerie moderne contre des fortifications du milieu du XIXᵉ siècle. Les forts de Vanves et d’Issy, conçus sous la Monarchie de Juillet pour résister aux canons lisses traditionnels, se retrouvent confrontés à des armes beaucoup plus puissantes et plus précises. Le fort sera mis en ruine.

L’armée versaillaise utilise contre le fort occupé par les Communards principalement les canons rayés du système La Hitte, adoptés sous le Second Empire. Ces pièces en bronze, dotées de rayures hélicoïdales, offrent une précision bien supérieure à celle des anciens canons à âme lisse.

Le canon de campagne de 4 livres et surtout celui de 12 livres sont largement employés autour de Vanves. Ils tirent des obus explosifs capables d’atteindre les ouvrages de défense à plusieurs kilomètres. Leur cadence de tir permet de maintenir une pression constante sur les positions communardes.

Pour réduire les forts, les Versaillais installent également de véritables batteries de siège sur le plateau de Châtillon, à Clamart et à Meudon. On y trouve notamment des canons rayés de 16 et 24 centimètres ; des obusiers de gros calibre ; des mortiers destinés au tir courbe. Ces armes lancent des projectiles pesant plusieurs dizaines de kilogrammes. Leurs obus explosent après avoir pénétré les maçonneries, provoquant des destructions considérables dans les casernes et les magasins du fort.

Les mortiers constituent l’une des armes les plus redoutées par les défenseurs du fort. Contrairement aux canons, ils tirent selon une trajectoire très courbe. Les projectiles franchissent les remparts et retombent directement à l’intérieur du fort. Les soldats ne sont alors protégés que dans les casemates voûtées.

Les explosions provoquent des effets terrifiants :effondrement des toitures, incendies, éclatement de milliers d’éclats de fonte, destruction progressive des emplacements d’artillerie. Les témoins de l’époque décrivent un ciel continuellement traversé de gerbes de feu et de fumée.

L’artillerie des fédérés

Les communards ne sont pas sans moyens. Le fort de Vanves dispose encore de nombreuses pièces héritées du siège de Paris. Parmi elles des canons de marine transformés en artillerie de forteresse , des canons rayés de campagne, plusieurs obusiers, des pièces installées sur les bastions et les plateformes de tir.

Le fort échange quotidiennement des coups avec les batteries versaillaises de Châtillon. Les artilleurs fédérés visent particulièrement les positions ennemies établies sur les hauteurs de Clamart et du plateau de Meudon. Mais leur situation est moins favorable. Ils occupent des ouvrages parfaitement repérés tandis que les Versaillais disposent de positions dominantes et d’une supériorité en munitions.

Les effets sur le fort

Les remparts de Vanves sont constitués de terre et de maçonnerie. Conçus pour absorber les boulets pleins des années 1840, ils résistent mal aux obus explosifs des années 1870.

Jour après jour les parapets sont éventrés, les traverses protectrices disparaissent, les embrasures s’effondrent, les bâtiments de casernement sont percés, es magasins deviennent dangereux. Les observateurs militaires estiment alors que plusieurs milliers d’obus sont tombés sur le secteur du fort entre avril et mai 1871.

Pour les ingénieurs militaires européens, l’écrasement des forts d’Issy et de Vanves constitue une révélation. Les canons rayés modernes démontrent qu’ils peuvent détruire à distance des fortifications jugées jusque-là très solides.

Les enseignements tirés de ces bombardements influenceront directement la conception de la génération suivante de forts, notamment ceux du système Séré de Rivières construit après 1874. Les nouveaux ouvrages seront enfouis plus profondément, protégés par d’importantes masses de terre et, plus tard, par le béton.

Ainsi, autour du fort de Vanves, en mai 1871, s’affrontent deux époques militaires : celle des forteresses de pierre héritées de Vauban et celle de l’artillerie industrielle moderne. Les ruines du fort après les combats apparaissent comme la démonstration spectaculaire de cette révolution technique qui transforme durablement l’art de la guerre.

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Article réalisé avec l’aide de l’intelligence artificielle


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